La réussite d’un mouvement de libération repose principalement sur la capacité de ses intellectuels à l’organiser. Pour l’organiser, ceux-ci doivent cibler correctement les faiblesses du groupe qu’ils représentent au même titre que ses forces, permettant ainsi de dessiner un schéma planifiant toutes les routes qu’ils peuvent emprunter pour atteindre leurs objectifs d’émancipation et leurs désirs de prospérité. De telles actions ne peuvent être prises qu’avec une compréhension complète d’une théorie politique révolutionnaire ainsi que de l’histoire des différents peuples opprimés dans le monde. Pour empêcher une telle classe d’intellectuels d’émerger, la France, à travers le biais de l’école coloniale, s’assure que les individus africains faisant preuve de prouesse intellectuelle traversent un système qui neutralise tout radicalisme et poursuit à la place une politique de distraction qui induit le mouvement révolutionnaire en erreur et le force sur des sentiers qui n’ont aucune destination. Ces intellectuels forment une nouvelle classe, celle que Marcus Garvey a désignée par : les traîtres.
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