Nous avons vu au début de cette leçon qu’un état se finance de deux manières différentes, à travers la fiscalité interne et à travers la fiscalité de porte (douane). La France a mis sur pied un mécanisme pervers avec le but de priver les états africains de ces deux seules possibilités pour un état de se financer, en faisant signer les APE qui font qu’avec 5% de douane sur le lait en poudre, Le Monde Diplomatique nous dit que c’est le taux le plus bas au monde. Elle avait auparavant privé ces mêmes pays africains et ce depuis 1970, pour le Mali, de la fiscalité interne, à travers la Non-Double Imposition. Ce qui a permis à Areva, Orange, Bolloré, de drainer tout l’argent des abonnements à Canal+ Afrique, pour enrichir la France et seulement la France. Tous les profits de Orange dans toute l’Afrique sont directement drainés vers la France, sans oublier Areva avec l’uranium du Niger. Et avec tout cela, Emmanuel Macron a encore le courage de dire que si les africains vomissent la France, c’est la faute de la Russie ? En se comportant de la sorte, la France viole depuis plusieurs décennies, la "Déclaration sur le droit au développement" des Nations Unies du 04 Décembre 1986, et plus précisément son Article 3 qui dit : « Les Etats ont la responsabilité première de la création des conditions nationales et internationales favorables à la réalisation du droit au développement. La réalisation du droit au développement suppose le plein respect des principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les Etats conformément à la Charte des Nations Unies. Les Etats ont le devoir de coopérer les uns avec les autres pour assurer le développement et éliminer les obstacles au développement. Les Etats doivent exercer leurs droits et s'acquitter de leurs devoirs de façon à promouvoir un nouvel ordre économique international fondé sur l'égalité souveraine, l'interdépendance, l'intérêt commun et la coopération entre tous les Etats et à encourager le respect et la jouissance des droits de l'homme. »
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