l n’y a pas de vrai état, parce qu’il n’y a pas de structure économique viable, capable de générer des ressources suffisantes pour financer le train de vie d’un vrai état. L’Etat post-colonial africain encore sous le contrôle de la France, n’est pas une Providence à laquelle on puisse demander quoi que ce soit, et de laquelle on puisse attendre le moindre service garanti. Cet Etat au rabais, n’est qu’un simple gérant aux mains de qui les citoyens ont remis, pour les exercer en leur nom, un certain nombre de leurs droits. L’Etat africain aurait dû être un agent public chargé de certains services, un administrateur de l’argent de tous, l’intermédiaire officiel parlant et négociant en leur nom avec les puissances étrangères, un serviteur, non un maître. Au lieu de cela, soigneusement affaibli par la France, et réduit à sa plus simple expression, l’état africain n’est ni un serviteur, ni un maître. Il n’est que la boîte à outils qui sert de courrois de transmission de l’ordre de soumission coloniale entre le maître européen et le serviteur africain, qui se pérennise. Il ne sert qu’à exécuter l’ordre de commandement parti de la France au serviteur de l’Afrique. La haine qu’ils ont tous contre la présence russe en Afrique a la même justification de la haine anti-chinoise colportée par les médias occidentaux sur le continent africain. Ils ont tous peur que le grain de sable que ces deux pays, la Russie et la Chine apportent à l’Afrique, contribue à gripper la machine de l’oppression et de la servitude, de l’asservissement et de la domination.
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