Le seul sérum efficace contre 10 variétés de serpents africains, dénommé FAV-Afrique fabriqué par le laboratoire français Sanofi, a cessé d’être produit en 2014, faute de clientèle, parce que son prix très élevé de 440 € pour chaque dose n’était pas soutenable par les pays africains qui en 2010 en achetaient 30.000 doses par an et en 2014, l’année de l’arrêt ne pouvaient plus se permettre d’acheter seulement que 5.000 doses. Trop peu pour permettre la rentabilité du projet. Pire, ce sérum devait être conservé au réfrigérateur entre 2 et 8°c. Or en Afrique c’est au village que les gens sont mordus par les serpents, et les villages africains sont connus pour être par définition, où il n’y a pas d’électricité. Sanofi s’est alors dit, disponible à céder sa technologie à des partenaires africains pour continuer la production. Mais depuis lors, personne ne s’est manifesté. Et donc, pas de prise en charge des morsures de serpent en Afrique. Et les gouvernements africains disent d’être au courant du problème, mais manifestent leur impuissance. Par exemple, au Cameroun, en 2015, le Ministère camerounais de la santé annonce que les morsures de serpent sont un problème prioritaire de santé pour le Cameroun.
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