- Où sont passés les intellectuels conscients Africains (monde Noir)? - Où sont passés les savants conscients Africains (mondes Noirs) ? - Où sont passés les hommes conscients et libres du continent Africain (monde Noir) ? Est-ce qu’à ces questions posées par notre jeune de Haïti en début de cette leçon nous pouvons répondre en énumérant les intellectuels super diplômés comme Edem Kodjo, Sylvanus Olympio, Nicolas Grunitzky (beau-frère de Sylvanus Olympio) ou le sergent chef, Étienne Eyadéma Gnassingbé ? Je ne crois pas, car tous pèchent sur une seule chose et la plus importante : se lancer dans la politique et gouverner sans se demander qui est la France, qui est l’Allemagne et sont les Etats-Unis ? Qu’est-ce qu’ils attendent des africains ? Est-ce que ce qu’ils attendent des africains est compatible avec les intérêts africains ? Comment faire émerger une nouvelle classe d’intellectuels conscients, savants et libres pour neutraliser les dangers qui menacent notre communauté comme le « Péril noir » ? Malheureusement, on ne peut pas répondre à ces questions sans idéologie. Et on ne peut avoir une idéologie limpide entretenue par des gens qui ont faim et qui espère chaque jour qu’une grande puissance les appelle pour les nommer à un poste quelque part. L’Afrique a besoin d’une nouvelle génération d’intellectuels savants et conscients qui comprennent qu’en cultivant le café, le cacao et le coton que nous ne mangeons pas en Afrique, les stratégies d’extermination d’un peuple par la famine de Frontinus sont mises en exécution chaque jour pour baisser l’espérance de vie sur le continent africain. Cette nouvelle génération devra comprendre qu’on ne gagne aucune guerre avec des soldats qui ont faim et qui sont achetables à la première occasion. La communauté des intellectuels africains est polluée par une pléthore de personne qui ont faim, qui attend d’immigrer vers le Canada ou l’Europe, pour vendre l’Afrique à la première occasion, pour se mettre résolument au service des oppresseurs du continent africain, sans aucun état d’âme.
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