Dans notre cas, la France a trouvé son filon, c’est la finance. Et elle fait tout son effort pour se positionner comme leader en Europe pour internationaliser la monnaie chinoise. Et c’est ici qu’entre en jeu le dernier point de notre leçon à retenir, l’Afrique. La France propose aux chinois depuis les années Chirac de travailler en triangulation vers l’Afrique. En d’autres mots, la France propose de devenir le contre-maître de la Chine en Afrique. Ce que la Chine refuse bien entendu. Mais sur le plan pratique, l’hostilité grandissante des intellectuels africains façonnés et manipulés par les médias de la même France, pousse non pas les Chinois à lui donner raison, mais emmène les africains à imposer la France à la Chine comme intermédiaire, comme interprète, comme traducteur. Ce sont les dirigeants africains eux-mêmes qui proposent souvent aux dirigeants chinois de se voir à Paris sous le contrôle de la France et non d’aller jusqu’à Pekin. On l’a vu à plusieurs reprises notamment au Cameroun, dans la réalisation du port de Kribi, lorsque la partie camerounaise à plusieurs reprises a cherché à se faire imposer par Paris des exigences de subalternité malheureusement acceptée par la partie camerounaise d’aller jusqu’à convoquer à Paris, les dirigeants de la société chinoise qui est à l’origine de tout le financement et la construction du port, la CHEC, pour qu’elle s’explique à ses concurrents français qu’elle est vraiment en mesure de ne pas tromper les Camerounais. Dans d’autres situations, d’autres injonctions sont arrivées de la partie camerounaise pour faire de l’autoroute de Kribi à Yaoundé une route sur laquelle  devraient circuler les chars et non les camions et tout cela, prétextant que ce soit toujours la partie chinoise à payer les coûts supplémentaires de ce changements. Sans oublier la demande en cours d’œuvre de la partie camerounaise à la partie chinoise d’appliquer dans les travaux, non pas les normes camerounaises à la place des normes chinoises concordées, par contrat, mais les normes françaises.
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