L’autre là ne passe pas. Et Macron a jugé utile de faire une tournée africaine pour nous expliquer comment voter, pas la prochaine fois, mais maintenant, avec la guerre de l’Ukraine en cours. Selon lui, nous devons nous précipiter sur la scène mondiale pour expliquer à qui veut nous entendre que nous nous sommes trompés, qu’on n’avait pas bien compris que la Russie était si méchante et infréquentable.   Le seul fait de l’avoir pensé et pire, de tenter de venir jusqu’en Afrique pour essayer de convaincre les africains de revenir sur leur décision de la non-condamnation de la Russie, ne peut être que le comportement de quelqu’un de dérangé, c’est-à-dire quelqu’un dont l’esprit est perturbé et qui a tendance à déraisonner. Comment donc comprendre un tel comportement, lorsqu’on sait que les pays européens qui ont pris la décision de sanctionner la Russie, n’ont pas consulté les pays africains avant de prendre une telle décision. A moins de penser et se convaincre de façon maladive que ce que les 27 pays de l’Union Européenne décident sans consulter l’Afrique devient comme un décret pour les dirigeants africains. La vérité est qu’il s’agit d’un mépris, d’un comportement de dédain, qui traitent les pays africains comme s’ils étaient indignes de considération, d’estime, de respect, d’attention. Puisque la réciprocité n’est pas envisageable. Lorsque les mêmes pays européens sont allés bombarder la Libye, la Syrie ou l’Irak, et occupé l’Afghanistan pendant 20 ans, sans aucune résolution d’autorisation des Nations-Unies, ont-ils demandé aux pays africains ce qu’ils en pensaient ? C’est cette impolitesse manifeste, guidée par la vanité, l’effronterie et la suffisance vis-à-vis du peuple africain que ces européens continuent de mésestimer qui est à la fois la cause et la cause et la conséquence du déclin de l’Europe et la descente aux enfers de son économie.
Lire le contenu