Dans la plupart des luttes de libération anti-coloniale, que ce soit en Asie, en Afrique ou en Amérique du Sud, les élites se sont effondrées et ce sont des milieux plus modestes qui ont résisté le plus contre, l’ennemi du dehors, la colonisation. Les élites se sont effondrées non pas parce ce qu’elles ne savaient pas combattre ou se défendre, mais parce qu’elles avaient  déjà choisi leur camp, celui d’être des gendarmes pour la pérennisation de la subalternité coloniale. Encore aujourd’hui en Afrique, les élites sont presque toutes pour les oppresseurs européens sous prétexte d’être des chantres de la démocratie. Ils sont presque tous pour le Franc CFA, non pas parce qu’ils ne voient pas que c’est l’instrument le plus efficace pour entretenir la pauvreté sur une bonne partie du continent africain, ce qui fait que sur les 10 pays les plus pauvres d’Afrique, 9 utilisent cette monnaie coloniale, mais parce qu’ils choisissent de ne pas combattre les forts, les puissants, les bourreaux, mais les faibles, leurs propres populations, les victimes de la colonisation encore en vigueur aujourd’hui en juin 2024 sur le continent africain avec la complicité des mêmes intellectuels africains. Les exceptions sont récemment apparus, ce sont les trois pays de l’AES (Mali, Burkina et Niger), mais tous les trois ne sont plus debout que grâce au soutien non pas des intellectuels, non pas des élites, mais de la masse populaire, des analphabètes, des illettrés, des pauvres et surtout des laissés sur le carreau par le capitalisme colonial. Les intellectuels, se gardent bien de dire un seul mot qui ne plaise pas à la France, au Royaume Uni et aux Etats-Unis. Ils ont tous leurs plans de carrières à assumer, espérant que l’un de ces 3 pays dira une bonne parole afin que leurs CV avancent à l’Unesco, à la FAO, à l’OMS, à l’OMC ou plus génériquement aux Nations Unies.
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