Le chef d’état sénégalais Macky Sall passera à l’histoire comme le plus grand proxy européen des chefs d’états du monde, capable d’aller interférer dans une guerre en cours pour annoncer que toute l’Afrique meurt de faim sans le blé ukrainien, avant d’être ensuite démenti par les Nations Unies (JCC) un an après, qui annonce qu’en réalité, seuls 3% du blé ukrainien est effectivement allé en Afrique et que l’essentiel était allé, là où les donneurs d’ordre de Macky Sall se trouvaient, en Europe. Dans une récente interview du mois de janvier 2024, le président Burkinabe Ibrahim Traoré nous explique que l’Occident a refusé de vendre les armes au Burkina, si elles sont « létales ». En d’autres mots, on peut tout vendre au pays, sauf les armes qui peuvent tuer les terroristes. Et que pour repousser les terroristes, ils étaient obligés d’aller emprunter les armes aux pays voisins, aller combattre, les nettoyer et restituer à leurs propriétaires. A ce rythme, même dans 100 ans, on ne serait jamais venu à bout des terroristes au Sahel. Mais Macky, comme président d’un pays voisin des pays du Sahel, membre de la CEDEAO, n’a jamais trouvé inacceptable, inadmissible, intolérable, irrecevable, injuste, insoutenable, inconcevable une telle situation de refus de la lutte d’un peuple pour sa souveraineté et lorsque le peuple se rebelle et soutient ceux qui ont pris le pouvoir, Macky Sall, est vent debout, contre le non respect de l’ordre constitutionnel. Pour Macky Sall, le respect de l’ordre constitutionnel, dans les pays souffrant du terrorisme était plus important que la nécessité de trouver les armes et de changer de logiciel. Macky Sall trouve plus intolérable que des bourgeois manquent quelques spaghettis ou quelques baguettes sur leurs tables en Europe, au point d’aller ramper devant Poutine à Sotchi en juin 2022 au nom de tous les africains, mais pour le compte des bourgeois européens que d’aider son pays frère, le Burkina à lutter contre le terrorisme, sous prétexte du respect de l’ordre constitutionnel.
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