« Il n'est pas déraisonnable de se demander si un système qui autorise l'avènement d'un nouveau chef d'Etat sans aucun vote préalable est compatible avec une démocratie mature ». Tous les occidentaux qui donnent au monde entier les leçons de démocratie n’ont rien trouvé à redire sur les 70 ans de règne de la reine Elisabeth. Encore moins, ils n’ont rien à dire sur l’avènement d’un nouveau chef d’Etat, sans aucun vote préalable, comme le souligne le quotidien. Je vais plus loin : Il y a 10 jours, le 5 septembre 2022, à 47 ans, madame Liz Truss est devenue la troisième femme à devenir Premier ministre britannique en remportant la course à la succession de Boris Johnson qui avait promis de détruire l’économie russe et de faire gagner l’Ukraine sur la Russie. Il est sortie de scène honteusement et silencieusement à travers un jeu de chaises de son parti de droite. Mais je ne suis pas certain que si on avait soumis ce vote au suffrage universel et demandé l’avis des britanniques comme on le fait habituellement dans les pays démocratiques, madame Lis Truss serait devenue Premier Ministre britannique sans axer sa campagne contre les sanctions à la Russie et sa conséquente flambée des prix, parce que les dirigeants européens sont contre Poutine, mais apparemment leurs populations sont plus réalistes et plus lucides dans le type de relations à tisser avec la Russie.
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