La guerre en Ukraine nous a démontré que comme disaient les films chinois de Bruce Lee, « la vengeance est un plat qui se mange froid ». Et j’ajouterais même : Très froid ! Alors qu’en 2014, il n’avait pas eu besoin de tirer le moindre coup de fusil pour prendre la Crimée, Vladimir Poutine a eu besoin de 8 longues années pour préparer sa guerre contre l’Occident en Ukraine, avant d’occuper et d’annexer une partie du pays. En 2014, il n’était pas préparé. Personne ne s’attendait à ce que les Américains fassent précipiter la situation en Ukraine au point de valider un coup d’Etat. Donc Poutine lui-même a été surpris de l’évolution des évènements, mais a eu la tête suffisamment froide pour ne pas pousser le pion plus loin au-delà de la Crimée, sans au préalable se préparer contre les Occidentaux. C’est-à-dire créer son alternative au Swift américain, entrer dans l’OPEP en 2016 lorsque le prix du Baril de pétrole est à 14 dollars, pour créer « l’OPEP + ». Il donne alors l’exemple à tous les pays de l’OPEP, en baissant sa propre production de pétrole de 300.000 barils par jour et qui porte le résultat à un baril à plus de 100 dollars aujourd’hui. Poutine a ainsi anticipé ce que les pays occidentaux auraient fait : mettre la pression sur les pays de l’OPEP pour qu’ils augmentent leur production pour remplacer le pétrole russe et éviter l’inflation. Mais puisque Poutine a préparé cette guerre pendant 8 ans, il a anticipé le voyage de Biden en Arabie Saoudite qui devient subitement fréquentable, il a anticipé les invitations de Macron aux dirigeants des pays arabes du Golfe, producteurs de pétrole, il a anticipé le voyage de Vander Layen en Asie centrale pour soi-disant signer pour doubler les importations de pétrole. Ila tout anticipé pour les neutraliser. Alors que devant lui, aucun pays occidental n’avait rien prévu, n’avait rien anticipé. Alors que la Russie était en train de préparer dans le froid et le silence absolu son plat de vengeance qui allait se manger très froid à l’hiver 2022.
Lire le contenu