Introduction
Répéter qu’on "ne quitte pas un maître pour un autre" est absurde dit par un africain. Parce que l’Afrique n’a jamais quitté le maître occidental, elle n’a jamais amorcé la bataille pour sa souveraineté, elle n’a aucune institution russe, encore moins chinoise, pire elle n’a aucune architecture monétaire souveraine, pour laquelle elle dépend à 100 du système américain à travers ses proxys européens.
Donc dire “nous ne voulons pas choisir entre les États-Unis et la Chine” est une illusion puisque le choix est déjà fait à travers les institutions financières, l'objet de notre leçon d'aujourd'hui.
Tout intellectuel africain, tout inculte africain, dès lors qu'il s'agit de la Chine, devient fort, devient arrogant, devient justicier
En réalité, l'africain ne se rend même pas compte qu'il est le seul pauvre et soumis dans un monde capitaliste sans pitié. Plutôt que de s'intéresser à ce qu'un autre pays comme la Chine a fait pour frayer son propre passage pour se libérer des griffes du capitalisme libéral, il se sent lui aussi un peu inquisiteur, un peu oppresseur, un peu celui qui peut se mettre dans la peau du maître occidental pour apostropher la Chine et la toiser n'importe comment.
C'est un dominé qui oublie son sort non enviable pour devenir lui aussi un peu un bourreau de celui qui vient de se libérer, sauf qu'il n'a même pas l'intelligence pour comprendre qu'il n'en a ni les moyens, ni la force.
CE QUE JE PENSE
L’Africain devient arrogant, envers la Chine au point de dire qu'il a nourri la Chine. Ce qui est faux naturellement. C’est un effet psychologique produit par la dépendance idéologique à son oppresseur européen.
Quand un État n’est pas souverain, quand un peuple n'a pas commun de liberté, générations après générations, il adopte les réflexes idéologiques du système qui le domine, et il juge le monde avec les lunettes de ce système.
C’est l’État africain dépendant, qui parle avec la voix de ses institutions occidentales. C'est l'africain qui parle avec la voix de son maître européen.
Dans la leçon d'aujourd'hui, je vais me limiter au système financier pour montrer la profondeur d'une telle dépendance à l'occident. Et surtout ce que la Chine pense de nous, de l'Afrique avec ce genre de comportements qui frise la psychiatrie d'un dominé qui oublie son sort pour s'ériger comme le justicier face à la Chine.
LA FINANCE EST LE MEILLEUR INDICATEUR POUR DIRE QUI EST SOUMIS ET QUI EST INDEPENDANT LOIN DES DISCOURS ET DES SLOGANS
La Chine sait parfaitement que tous les pays africains, sans exception, ont un système bancaire, monétaire et financier calqué sur le modèle américain, même lorsqu’ils prétendent « ne pas choisir » entre Washington et Pékin.
Et c’est précisément pour cela que la Chine ne prend jamais au sérieux la posture africaine dite “non‑alignée” puisqu'elle regarde les institutions, et non pas les discours.
Or même si le Niger a obtenu que toutes les bases militaires américaines soient fermées dans le pays, même le Burkina Faso revendique la rupture avec la France, toutes les institutions africaines sont 100 % occidentales, et 0 % chinoises.
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