QUAND LE VIETNAM CIBLE LA CHINE ET CHOISIT L'AGRICULTURE POUR TROUVER LES RESSOURCES DE SON DEVELOPPEMENT LES FAITS : Grâce aux Accords bilatéraux Vietnam-Chine, en 2025, le Vietnam a vendu pour 20 milliards de dollars de produits agricoles à la Chine. Les accords bilatéraux  agricoles Vietnam–Chine signés entre 2024 et 2026 ont ouvert le marché chinois à des produits vietnamiens spécifiques (poivre, café, piment, fruit de la passion, durian, riz bran, nids d’oiseaux, jackfruit). Ces accords ont harmonisé les normes phytosanitaires et les procédures douanières pour les entreprises opérant dans ces filières.  Ils ont enfin créé des protocoles d’exportation dédiés, permettant non seulement un accès facilité des entreprises chinoises aux terres agricoles vietnamiennes, mais à ces entreprises chinoises implantées au Vietnam de bénéficier d’un accès direct au marché chinois sans barrières techniques. Ces accords sont explicitement conçus pour faciliter l’investissement chinois dans l’agriculture vietnamienne, car ils garantissent que la production locale peut être exportée en Chine sans friction. ----------------------- Source : https://www.thinkchina.sg/economy/how-agriculture-anchors-vietnam-china-ties Il y a plusieurs points des accords qui retiennent notre attention :  1) Intégration logistique et facilitation douanière La coopération Vietnam-Chine vise à accélérer la connectivité logistique transfrontalière ; à fluidifier les procédures douanières ; à réduire les barrières techniques ; et à standardiser les chaînes de production pour répondre aux normes chinoises. C’est ce que confirme ESG News :     “concerted efforts of both sides to facilitate customs clearance and market connectivity” Pour une entreprise chinoise implantée au Vietnam, cela signifie des délais douaniers réduits ; des procédures alignées sur les normes chinoises ; et surtout, une prévisibilité totale des flux export. 2) Développement de cultures sur les terres peu productives Le magazine, Le "Courrier du Vietnam" a retenu ce fragment qui nous intéresse :     “développement stratégique de cultures de biomasse à haut rendement sur des terres peu productives au Vietnam” Ce passage est essentiel parce qu'il montre que les accords bilatéraux permettent à des entreprises chinoises de développer des cultures sur des terres agricoles vietnamiennes, y compris des terres “peu productives”, ce qui implique un accès facilité dans le cadre de projets bilatéraux. Ce n’est pas juste une “loi d’accès aux terres vietnamiennes”, mais un mécanisme politique qui se résume ainsi : si un projet agricole est inscrit dans un protocole bilatéral, alors il bénéficie d’un accès prioritaire aux terres, avec un soutien administratif, et la facilitation institutionnelle. L'accord ne dit pas que le promoteur de l'entreprise doit être un chinois, mais, l'entreprise elle-même. Ce qui me permet moi camerounais de profiter du protocole, pour faire ce que je ne peux pas faire au Cameroun dans les mêmes conditions : accéder facilement aux terres pour cultiver du café, si je peux démontrer que la production sera destinée en totalité à la Chine. ---------------------- Source : https://lecourrier.vn/dix-protocoles-daccord-signes-a-pekin-entre-entreprises-vietnamiennes-et-chinoises/1345515.html 3) Priorité stratégique à l’agriculture dans la relation bilatérale Au Vietnam, l’agriculture est désormais un pilier stratégique de la relation Vietnam–Chine ; un secteur bénéficiant d’une coordination politique au plus haut niveau de l'état vietnamien ; un domaine où les entreprises chinoises sont prioritaires pour les investissements. Dans l'accord on peut lire ceci :     “Both governments are prioritizing agriculture as a core pillar for deepening economic integration” Cela signifie que les projets agricoles chinois au Vietnam sont politiquement soutenus, les administrations vietnamiennes sont instruites de faciliter ces projets, et les obstacles administratifs sont levés par voie politique.
Lire le contenu