La formation professionnelle du Cameroun va peut-être se mettre à l'heure de la Chine. En Chine, les élites sont techniques, Formées dans les  mathématiques, l'ingénierie, la cybernétique, la planification stratégique, l'informatique, la logistique, et l'optimisation. La Chine pense le monde par les modèles, par les flux, par les équations, par les systèmes. Une fois terminée la dernière formation Rinvindaf pour les personnes individuelles à Bafang, nous ouvrons la nouvelle phase de ce que fera la Pougala Academy dans l'avenir : institutionaliser les connaissances techniques, pour soutenir une industrialisation naissante du continent africain. Nous le faisons avec l'accompagnement du groupe publique chinoise, Kinte (Sinomach), celui-là même qui produit déjà les chaines de montages des usines pour les plus grandes marques qui produisent en Chine, BYD, GEELY etc.  Nous avons rencontré lundi 28 et mardi 29 septembre 2029, ici à Yaoundé, le ministre camerounais par intérim de la formation professionnelle, Mounouna.  Il a été question de la collaboration avec le modèle chinois de formation des techniciens, avec la collaboration de l'entreprise publique chinoise, Kinte de Sinomach.  Sinomach est déjà présente au Cameroun par ses nombreuses réalisations, comme la station de pompage d'eau pour la ville de Yaoundé de Kometou, à coté de Obala pour le compte de Camwater.  Maintenant, il est question de mettre les collèges et les écoles professionnelles camerounaises au modèle technique chinois.  Avec le ministre par intérim de la Formation Professionnelle, nous avons parlé des possibilités qu'offre Kinte notamment pour faire des écoles professionnelles camerounaises, les centres où les motos, les véhicules, les congélateurs, les télévisions, les machines à laver sont construits. L'école professionnelle camerounaise ne doit plus former dans le vide, mais intégrer la modernité et la recherche de la solution technique, en phase avec les besoins immédiats des populations, des consommateurs.  C'est le modèle de l'école polytechnique chinoise, Tsinghua, qui a aujourd'hui de nombreuses entreprises cotées à la bourse. Le principe est simple : dans un nouveau monde où la connaissance devient le capital, il est absurde qu'un professeur d'électronique ou de froid soit pauvre.  C'est à lui de produire avec ses élèves, les chambres froides, les climatiseurs, les télévisions, les camions dont la population a besoin. C'est cela l'esprit de la collaboration que nous avons proposée au gouvernement camerounais pour reformer son enseignement professionnel pour le rendre plus en phase avec le nouveau monde plus compétitif.  C'est aussi pour cela que le Ministre Mounouna a accepté l'invitation de son homologue chinoise, et sera en Chine avec nous et les diplômés de la Pougala Academy, à partir du 12 octobre 2026 prochain.  Il est question, pour la partie chinoise de montrer au ministre camerounais, comment la Chine construit toute la guerre économique autour de ses écoles techniques et professionnelles.  C'est une évolution de la Pougala Academy, pour passer de la formation des individus, à l'institutionnalisation du savoir technique tourné vers l'industrialisation  de l'Afrique, à commencer par le Cameroun. De quoi s'agit-il ? Le diagnostic : l’Occident forme des élites discursives, la Chine des élites techniques Pendant 66 ans, depuis l'indépendance du Cameroun, le pays s'est mis au modèle éducatif occidental et les résultats sont connus de tous, la pauvreté s'est imposée durablement comme standard des sociétés africaines.  Il fallait faire quelque chose d'incisif, en maîtrisant les faiblesses du système en cours pour mieux le cerner avant de passer à autre chose. Il est question de l'avenir de nos enfants. Nous ne pouvons pas juste nous limiter à constater les dégâts sans rien faire.  L'Occident nous a spécialisé dans la formation en droit, en sciences politiques, en philosophie, en communication, et nous avons aujourd'hui, les élites qui pensent en récits, en valeurs, en normes, en discours, avec une incapacité à produire des solutions techniques, une incapacité à comprendre tout autre pays comme la Chine qui ne parle pas le langage moral occidental. En Chine, les élites ont été surtout formés en mathématiques, en ingénierie, en cybernétique, en logistique, en IA, avec la conséquence que ces élites pensent en modèles, en flux, en systèmes, en optimisation, et en capacité à produire des solutions industrielles, en capacité à mener une guerre économique sans discours, et sans morale. Ce n’est pas juste une différence culturelle. C'est une différence institutionnelle. Il nous fallait donc, pour changer les choses, ne plus nous contenter de former nos Nouveaux Industriels à Bafang, mais frapper aux portes de nos institutions, pour mettre le Cameroun sur le chemin du développement du nouveau monde trainé par la Chine.  Quand l’Occident parle, la Chine calcule. Et dans un monde où la puissance est technique, celui qui calcule gagne. Dans la logique chinoise que nous proposons au Cameroun, l’école sera désormais comme une usine, et l’enseignant comme un producteur. Dans le nouveau modèle, l’école ne sera plus un lieu de théorie, mais un centre de production. Le professeur ne sera plus un fonctionnaire pauvre, mais un  ingénieur‑entrepreneur, un producteur de solutions. Les élèves ne seront pls des “apprenants”, mais des techniciens en formation, intégrés dans la chaîne de valeur. L’université ne sera plus juste un temple du discours, des mémoires à profusion et des thèses que personne ne lit, mais une usine de souveraineté technologique. Nous cherchons à faire que les écoles professionnelles camerounaises soient désormais comme, les écoles polytechniques chinoises, Tsinghua, Zhejiang, Beihang, Harbin Institute of Technology etc…  qui ont toutes des entreprises cotées en bourse, des laboratoires industriels, des usines pilotes, des chaînes de montage, des centres de prototypage, et des incubateurs d’ingénieurs. Ce modèle est mathématique, productif, orienté industrie, orienté souveraineté. Ce que la Pougala Academy avec son partenaire, Kinte (Sinomach) proposent au gouvernement camerounais est historique. Ce n’est pas juste un projet, c’est un changement de paradigme éducatif. La Pougala Academy a accumulé au Cameroun, une expérience de 15 ans de formation individuelle à l'industrie, il est maintenant question de monter en gamme et d'institutionnaliser ce savoir technique. C’est exactement ce que la Chine a fait entre 1980 et 2000 : Passer de l’école tout court à l’école‑usine C’est le modèle Sinomach/Kinte que Pougala Academy représente : les écoles deviennent des centres de production de motos, des véhicules, des congélateurs, des télévisions, des machines à laver, des camions, des chambres froides, des climatiseurs, des congélateurs etc. Il faut désormais Passer du professeur pauvre au professeur producteur.
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