POURQUOI LES PEULS D'AFRIQUE DE L'OUEST ET LES NANDE DE LA RDC ONT PLUS DE CHANCE DE S'IMPOSER DANS LE MONDE DES AFFAIRES DE DEMAIN EN AFRIQUE ? Beaucoup d'Africains veulent bien faire les affaires, mais ils sont nombreux à ne pas savoir qu'ils n'ont pas le bon profile pour se lancer dans les affaires. Le premier test est le manque d'audace pour faire passer ses propres intérêts capables de façonner ou d'influencer son avenir, dans la priorité de toutes les autres priorités.  Depuis le début, nous avons mis sur pied des instruments d'analyse de performance de la formation Rinvindaf.  Un cahier est rempli, communiquant le dernier revenu avant la formation. Cela nous permet de mesurer dans un délai de 5 ans, si cette formation a eu un impact ou non sur la vie du participant.  Une interview vidéo est aussi réalisée à la fin de la formation. Cela nous permet aussi de savoir dans quelles conditions les participants ont appris de la formation, combien de temps s'est écoulé depuis le jour où ils ont appris de la formation et la décision de participer et surtout, quelles ont été les résistances familiales contre cette formation.  Ensuite, le voyage en Chine, nous permet d'observer sociologiquement chaque participant, d'en établir un profile et d'anticiper s'il va réussir ou échouer, en fonction de la réactivité aux informations qu'ils reçoivent. Nous mesurons aussi pour chacun d'eux le degré d'enthousiasme face aux opportunités que nous leur signalons. Et les contrats réels signés avant le retour en Afrique ou en Occident.  Pendant 12 ans, nous avons ainsi observé les différents peuples d'Afrique qui se sont succédés aux nombreuses sessions de ma formation des Nouveaux Industriels Africains, Rinvindaf de la Pougala Academy. Il était aussi question pour nous de catégoriser sociologiquement les groupes, afin de les modéliser et découvrir les failles, les faiblesses et les lacunes qui empêchent chaque peuple africain de sortir du commerce séculaire de détail qui ne permet pas de monter en gamme, pour cibler pour chaque participant, les points à travailler pour réussir sa propre mutation.  Au moment où nous arrivons au terme de notre expérience de 12 ans, trois peuples émergent de notre classement : en premier les Peuls de l'Afrique de l'Ouest, et les Nande de la République du Congo. On peut dire sans risque de se tromper que ce sont ces deux peuples qui ont le plus tiré profit des formations Rinvindaf. Une place spéciale dans cette analyse revient aux Bamileke qui proviennent d'un environnement familial qui ne favorise pas les succès rapides et fulgurants que nous avons observé  surtout chez les Peuls d'Afrique de l'Ouest qui sont passés par notre formation à Bafang ou à Paris. Nous allons dans cette leçon tenter de donner les réponses que la Sociologie nous permet d'obtenir. Le premier élément de notre enquête est le prix de la formation. Il est question de savoir ce que la famille a pensé au fait que le participant dépense autant d'argent pour une formation qui dure à peine trois jours.  Les réponses des différents groupes à cette question est fondamentale pour comprendre les environnements desquels proviennent les participants.  Les Peuls qui viennent à notre formation sont des gens qui très souvent n'ont pas beaucoup fréquenté, mais ils ont le flair des affaires.  A la dernière formation qui s'est tenue à Paris, on a eu l'exemple de deux Peuls partis d'Afrique de l'Ouest, pour Paris, tellement, ils ne voulaient même pas attendre les deux semaines qui séparaient cette formation de Paris de la prochaine à Bafang.  Nous avons eu des Peuls qui ont traversé le Sahel, en voiture, parce que les frontières étaient fermées pour cause de coup d'état, et ils devaient arriver à Bafang pour ne pas rater la formation. Ils ont risqué la route, croisé le chemin de Boko Haram, croisé les chemins des Coupeurs de Route, avec l'argent de la formation cousu quelque part dans la gandoura.  Nous avons connu des Nande, payer 4.000 dollars, pour affronter l'insécurité à l'est de la République du Congo, prendre des bateaux pour les pays voisins, arriver en Tanzanie, prendre le vol pour Addis Abeba et de là pour Douala pour enfin arriver à Bafang, pour ne pas rater la formation. Bien entendu, ce sont des histoires personnelles qui me fascinent et m'obligent  à être plus attentif pour chaque participant. 
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