Dans de nombreux cercles intellectuels africains, on entend un slogan qui devient et plus en plus populaire : “Après l’Asie, ce sera le tour de l’Afrique.”
Cette vision est naïve, non pas par manque d’intelligence, mais parce qu’elle ignore la structure réelle du capitalisme mondial : le système-monde n’offre pas spontanément un “tour” aux nations ; il n’y a pas de rotation automatique de la prospérité ; il n’y a pas de ascension naturelle des périphéries ; il n’y a pas de “destin” économique.
Les pays ne montent que lorsqu’ils brisent les mécanismes de domination. La Chine est le seul pays non occidental qui l’a fait avec succès.
La Chine est le seul pays colonisé ayant vaincu la spoliation occidentale. Elle a subi deux guerres de l’opium, les traités inégaux, les concessions étrangères occidentales, l’occupation japonaise, la semi-colonisation économique.
Elle était, en 1949, plus pauvre que la plupart des pays africains. Et pourtant, en 2026, elle est la première puissance industrielle du monde, la première puissance technologique dans plusieurs secteurs, la première puissance commerciale, la première puissance navale en Asie, la première puissance en épargne mondiale, la deuxième puissance militaire globale.
C’est le seul pays du Sud qui a réussi à sortir du piège colonial, à sortir du piège de la dette, à sortir du piège de la dépendance technologique, à sortir du piège de la dépendance financière.
La question juste à poser est : comment la Chine a-t-elle fait pour réussir à vaincre le grand capital occidental ? “Comment la Chine a réussi là où l’Afrique échoue depuis cinq siècles ?”
La réponse n’est pas une cause unique. C’est une combinaison de stratégies, appliquées sur 30 ans, avec une discipline historique exceptionnelle.
EPILOGUE
Le 19 Août 2026, le Département du Trésor des États-Unis a intensifié ses rachats d'obligations sur les marchés pour tenter de modérer la hausse des taux d'intérêt à long terme.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a surpris les investisseurs le 19 août en annonçant le doublement du plafond de certaines opérations de rachat d'obligations (portant chaque intervention à au moins 4 milliards de dollars pour les échéances de 10 à 30 ans), passant de 2 milliards à 4 milliards de dollars par opération (entre le 9 septembre et le 4 novembre 2026).
L'objectif est de Réduire la pression sur les rendements obligataires qui avaient atteint des sommets pluriannuels (le taux à 30 ans frôlant des plus hauts historiques récents) et alléger le coût de la dette fédérale qui dépasse les 40 000 milliards de dollars.
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