La propriété donne certainement un sentiment de stabilité, une preuve de réussite, et une protection contre l’incertitude. Le seule problème ici est que cette sécurité psychologique détruit la mobilité scolaire des enfants qui vont finir par se contenter d'une éducation au rabais dans un quartier pauvre où le destin de chaque enfant est connu d'avance : la reproduction sociale, remplacer les parents dans le prolétariat, comme chauffeur-livreur, infirmière, femme de chambre, agent de sécurité etc.
Le résultat des courses, c'est la reproduction de la pauvreté intergénérationnelle
Le schéma est clair : un achat précoce dans un quartier pauvre, oblige les enfants à fréquenter les écoles du quartier, avec un niveau faibles. Il y a peu de réseaux dans un tel quartier, les Études sont limitées, les Emplois peu qualifiés. C'est la reproduction garantie de la précarité et donc de la misère. alors qu'on avait fui l'Afrique pour fuir justement cette misère.
Or pendant ce temps, les enfants des Indiens, Italiens, Irlandais fréquentent les meilleures écoles, entrent dans les meilleures universités, accèdent aux classes moyennes et supérieures.
Le paradoxe final qui est un vrai drame pour les familles pauvres, c'st que les enfants ne veulent même pas de la maison si chèrement achetée. Les enfants ne reviennent jamais vivre dans cette maison qui n'a servi ni à leur éducation, ni à leur mobilité, ni à leur avenir. Elle a servi à épater la communauté, et non pas à construire une trajectoire.
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