Pour diviser et mieux régner, le colonisateur britannique a fait croire à une partie des colonisés indiens qu'ils n'étaient pas des sauvages comme les autres indiens, puisqu'ils avaient des ancêtres communs avec les britanniques, des ancêtres Aryens. Les colonisateurs Allemands ont raconté la même fable à une partie des Camerounais, en leur disant qu'ils seraient plus civilisés que les autres, parce qu'ils venaient tout droit de l'Egypte Antique, la preuve, leur langue, le Duala serait la même chose que celle des anciens Egyptiens. Ce qui est faux naturellement. Plus de 50 ans après les Allemands au Cameroun, les colonisateurs français à travers l'IFAN, ont servi le même mensonge aux Sénégalais en leur promettant de prestigieux ancêtres parmi les prestigieux Pharaons d'Egypte, Et bien entendu, là aussi c'est faux. Au même moment que pour les Allemands au Cameroun, en 1920, les mêmes colonisateurs européens offraient aux colonisés Chinois des liens de parenté philosophique entre le Mandarin le Grecque Antique. En Inde et en Afrique, les intellectuels ont amplifié l'imposture, et bâti l'identité de leurs peuples sur du sable mouvant qui fait qu'aujourd'hui, malgré ses 1,4 milliards d'habitant, l'Inde reste à jamais, un nain, parce que comme en Afrique Noire, plutôt que de bâtir la Nation indienne sur la douleur de l'humiliation coloniale, des intellectuels indiens se sont laissés entrainés dans une fausse amitié avec leurs soi-disant familiers Aryens d'Europe.  Les Britanniques leur rend la monnaie pour entretenir l'illusion. Et ça marche. Un premier ministre britannique peut être un indien. Pensez-vous que c'est possible que dans 100 ans, un premier ministre britannique soit chinois ? Pas du tout. C'est pour cette raison que l'illusion est parfaite. Le premier ministre indien Modi, croit en bonne foi qu'il fait partie du club des bénis de l'occident, au point d'aller en Israel, tenir des propos qu'un Xi Jinping ne songerait pas de dire. la thèse selon laquelle le chinois ancien aurait des liens linguistiques profonds avec le sanskrit ou le grec a été  généralement considérée comme marginale et non fondée scientifiquement. En Chine, contrairement à l'Inde et à l'Afrique, la fausse idée du lien entre les colonisés chinois et des ancêtres prestigieux en Méditerranée dans la Grèce antique a été stoppée nette par des intellectuels colonisés chinois. La Chine peut être une puissance, pas l'Inde, pas l'Afrique, parce que la différence avec l'Afrique et l'Inde, les autres intellectuels chinois ont très vite compris l'arnaque et ont eux-mêmes fait le ménage dans leurs rangs. Alors qu'en Afrique comme en Inde, la quasi totalité des intellectuels ont cru que c'est une bonne chose suivre une narration qui leur donnerait une certaine fierté dans le passé, les chinois ont produit des analyses pour démontrer que ce prétendu lien n'était nullement soutenu par les linguistes comparatistes sérieux, mais exclusivement par quelques auteurs aux motivations diverses, souvent philosophiques, mystiques ou idéologiques. Voici quelques auteurs chinois associés à cette thèse contestée des rapprochements entre le chinois ancien et le sanskrit ou le grec : 1) Wu Mi (1894–1978) était un Intellectuel chinois du groupe "The Critical Review" dans les années 1920–1930. Son idée : contrairement à Cheick Anta Diop, il ne propose pas une thèse linguistique formelle et de jurer sur la tête de son père que la langue chinoise vient de la Grèce, mais lui cherche à rapprocher les pensées de Confucius et Mencius avec celles de Platon et Aristote. C'est beaucoup plus subtile. Mais jusque là, ça ne prend pas. Même si sa comparaison n'est que philosophique et culturelle, et non pas une démonstration linguistique rigoureuse, elle est immédiatement critiquée par d'autres intellectuels chinois qui disent que justement vue la belle histoire du passé de la Chine, ce pays n'a nullement besoin d'aller trouver des liens imaginaires de parenté avec la Grèce Antique qui est plus jeune que les 5.000 ans d'histoire de la Chine. 2) Xin Xu, était un autre intellectuel chinois, qui a étudié la réception des philosophes grecs par les intellectuels chinois dans "Sagesse grecque, sagesse chinoise". Dans ce livre, il analyse comment des penseurs chinois ont tenté d’intégrer des concepts grecs dans leur vision du monde, mais sans prétendre à une parenté linguistique directe. Même comme cela, il est contesté. On lui a répondu que ce sont des intellectuels marginaux qui ont tenté une telle intégration des concepts grecs. 3) Les Auteurs ésotériques ou amateurs : Certains auteurs non universitaires ont proposé des rapprochements entre le chinois et le sanskrit, souvent en s’appuyant sur des ressemblances phonétiques ou des interprétations mystiques. Ces thèses apparaissent parfois dans des ouvrages de spiritualité, de théosophie ou de pseudo-histoire, mais ne sont pas validées par la linguistique historique. Question : Pourquoi toutes ces thèses sont rejetées ? Réponse : Parce que la Méthodologie est considérée comme faible avec une "Absence de correspondances phonétiques régulières ou de reconstruction historique". Mais ce n'est pas tout. Dans le monde académique, on a déjà classé les langues selon les familles. C'est cette classification très rigoureuse qui permet de traduire facilement les langues dans d'autres. Mas dans le cas chinois, camerounais et sénégalais, on constate tout simplement que selon cette classification les langues des colonisés qu'on veut promouvoir vers des ancêtres plus prestigieux appartiennent à des Familles linguistiques distinctes. Par exemple, le Mandarin appartient à la famille sino-tibétaine, alors que le sanskrit à l’indo-européenne, et le grec également à l’indo-européenne.  Liang Qichao, Wu Mi et Hu Shi sont trois figures centrales de la modernité intellectuelle chinoise (1895–1937).  Ils ne sont pas des « occidentalistes naïfs », mais des stratèges intellectuels qui ont utilisé la Grèce antique comme outil de repositionnement civilisationnel dans un contexte où la modernité était définie exclusivement par l’Europe. Et chacun d'eux avec sa spécificité : 1) Liang Qichao (梁启超, 1873–1929) : le réformateur politique et philosophe de la modernité. Journaliste, philosophe politique, réformateur du mouvement des Cent Jours (1898), il est exilé au Japon (chez le colonisateur) après l’échec des réformes.  Il était une figure importante de la transition entre l'empire de Chine et république de Chine. Il soutient que la Chine doit développer une culture civique comparable à Athènes. Pour lui, Confucius doit être lu comme le Socrate chinois, c'est-à-dire, un maître du débat moral. Liang Qichao soutient que la philosophie chinoise possède une rationalité universelle comparable à la Grèce. Il dit que la modernité n’est pas occidentale par essence, mais elle est transposable.
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