Ce qui prend le nom en théorie économique d'American School est une doctrine anti‑coloniale structurée enseignée dans toutes les écoles américaine après l'indépendance il y a 250 ans après 1776.
L’American School n’est pas née comme une école “patriotique” ou “culturelle” comme disent les africains qu'il faut d'abord savoir qui on est et d'où on vient avant de parler d'autres choses.
Elle est née comme une contre‑doctrine économique face au modèle britannique.
LE CONTEXTE
Après 1776, les États‑Unis sont un pays agricole, sans industrie, dépendant des importations britanniques, soumis à la doctrine économique de Adams Smith et Ricardo (libre‑échange, spécialisation agricole).
Les producteurs américains comprennent que le modèle économique suggéré par le colonisateur britannique, le libre‑échange est un outil colonial qui empêche l’industrialisation, il maintient la dépendance, il détruit les manufactures locales.
La réponse est une doctrine économique proposée par trois intellectuels, Hamilton, List, et Carey qui construisent une doctrine complète proposant un Protectionnisme éducateur, un Crédit productif public, une Banque nationale, les Infrastructures fédérales, le Marché interne intégré, la Substitution aux importations et l'Industrialisation nationale.
C’est une doctrine anti‑coloniale, anti‑britannique, pro‑souveraineté. Elle est adoptée car elle est cohérente, et orientée vers la production.
L’Afrique n’a jamais produit une doctrine économique anti‑coloniale comparable, pour des raisons de structure institutionnelle et de trajectoire historique.
Le rôle de l’“African School” est aujourd'hui, une sorte de diversion intellectuelle, en lieu et place d'une doctrine économique.
L’African School, construite dans la diversion de l’Égyptologie, a empêché l’émergence d’une pensée économique anti‑coloniale.
L’African School n’est pas une école économique, mais, une école culturelle, une école identitaire, une école historique, centrée sur la revalorisation symbolique des faux ancêtres prestigieux dans l'Egypte antique.
Plusieurs générations d'africains ont grandi, et vécu dans cette diversion, très loin des solutions aux urgences africaines de la nécessité d'une école de politique industrielle, d'une école de crédit productif, d'une école de souveraineté monétaire, d'une école de planification territoriale.
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