Règle n° 1 :
Un État sérieux ne finance pas ses infrastructures avec la Banque mondiale. Il finance avec des fonds souverains ; des banques commerciales ; etc.
Règle n° 2 :
La Banque mondiale n’est pas un partenaire industriel. Elle n’aide pas à construire. Elle aide à restructurer pour affaiblir l'état.
Règle n° 3
La Banque mondiale ne finance jamais un pays gratuitement ou pour en recevoir des intérêts sur l'argent prêté. Elle finance en échange de réformes. Parce que depuis sa création, dans le système de Bretton Woods, le prêt ne sert pas pour financer les infrastructures. Le prêt est alloué pour obtenir des réformes.
Règle n° 4 :
Dans le système FMI/Banque Mondiale, l’argent n’est pas le produit. Le produit, c'est la réduction du role de l'état dans l'économie. Le prêt n’est qu’un prétexte pour imposer la restructuration.
Règle n° 5 :
Lorsqu’un État africain annonce des infrastructures “sur fonds propres” puis emprunte à la Banque Mondiale, cela signifie que l’annonce était fausse et que l’infrastructure en question sera tot ou tard, privatisée.
« C'est l'économie, imbécile ! »
(Bill Clinton 1992)
LES FAITS
1) LE MAROC
Il y a deux jours, le 25 juillet 2026, le magazine économique américain Bloomberg publie à sa une ce titre :
"Le Maroc sollicite la Banque d'import-export des États-Unis et la Banque mondiale pour un projet de pipeline de 26 milliards de dollars".
Lire le contenu
....
Dernières nouvelles