Nous avons inauguré ce matin du vendredi 17/07/2026, la première des trois journées de notre première foire comme organisateurs d'une foire en Chine. Pourquoi un village et non une grande ville comme Pékin, Guangzhou ou Shanghai ? La logique chinoise de construction des écosystèmes se base sur un postulat qui dit : on ne bâtit pas la puissance en ciblant les élites déjà formées, mais en structurant les opérateurs émergents qui deviendront les élites compétitives de demain. C'est exactement ce que nous vous enseignons à la formation des Nouveaux Industriels Africains de la Pougala Academy, en vous montrant l'exemple de nous être installés à Bafang et non à Douala. Dès le premier module de leçon, nous vous invitons à regarder tout l'avantage que nous avons de choisir un village camerounais de 30.000 habitants, comme Bafang pour notre siège et centre denos activités de production industrielle et Douala ou Yaoundé. C'est la même logique qui nous guide à organiser cette première foire dans un village méconnu de Chine, Wenglin, et non dans une grande ville. La petite ville chinoise comme matrice économique Wenling n’est pas “petite” au sens africain : 1,3 million d’habitations correspond à une ville africaine d'environ 3 à 4 millions d’habitants, car malgré cette petite population, la petite ville à une densité commerciale extrême, un tissu de micro-entreprises familiales très développé, et une culture de la régularité et de la discipline économique que l'Afrique ne connait pas. La Chine a construit sa puissance à partir de ces petites villes, et non pas à partir des métropoles. Et c’est dans ces espaces petit-moyens que sont créés les réseaux de distribution, les grossistes, les semi-grossistes, les ateliers, les premiers opérateurs qui montent en gamme. Ces opérateurs partis souvent de rien ont résisté aux turbulences du marché mieux que les autres, parce qu'ils étaient plus fiables. Question : Pourquoi les opérateurs “petits” sont les plus fiables ? Réponse : Les grands opérateurs sont volatils. Ils changent de fournisseur dès qu’ils trouvent moins cher, ils négocient agressivement, ils n’ont aucune loyauté. Les petits opérateurs, eux, ont besoin d’un guide, ont besoin d’un fournisseur stable, ils ont besoin d’un partenaire qui les aide à grandir, ils n’ont pas encore les moyens de diversifier leurs sources. La loyauté naît de l’asymétrie, car celui qui commence de zéro se souvient de celui qui l’a aidé. C’est la base du modèle chinois, indien, turc, coréen : on investit dans les petits, et ce sont eux qui deviennent les piliers du réseau.
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