LES LECONS D'ECONOMIE POLITIQUE NON BIEN ASSIMILEES PAR LES DIRIGEANTS AFRICAINS Règle n° 1 : Un pays colonisé ne peut pas s'industrialiser en partant de ce qu'il a (café, cacao, caoutchouc, coton), parce que les conditions de leurs créations dépendaient d'une logique coloniale avec la main d'œuvre gratuite comme levier de compétitivité et qui n'existe plus aujourd'hui, mais  par ce que l’on veut devenir. La ressource n’est pas la base de la puissance. Règle n° 2 : Un pays colonisé pour s'en sortir doit quitter la pensée « géologique », pour adopter le pensée « industrielle » Et ne pas prendre de décision comme des géologues en se demandant :  « Que possède mon sol ? » mais comme des industriels en posant une autre question : « Que peut produire ma nation ? » Règle n° 3 : La souveraineté industrielle ne dépend pas des ressources naturelles, mais de la manière dont un État organise l’espace, la logistique, la fiscalité, l’éducation et les filières. Règle n° 4 Un dirigeant souverain n’est pas celui qui invente les solutions. Mais celui qui trouve les personnes capables de les inventer. Les dirigeants africains croient que la solution doit venir d’eux. Ils se vivent comme des « hommes providentiels », des « sauveurs », des « visionnaires ». Ils ne savent pas que les dirigeants qui ont fait l'histoire n’étaient pas des producteurs de solutions, mais des sélecteurs de génies. Règle n° 5 : La grandeur d’un État ne vient jamais de la communication de ses dirigeants, mais de leur capacité à identifier, convoquer et mobiliser les intelligences supérieures de leur nation. Tant que l'Afrique ne se dotera pas de la fonction de repérage des génies, les médiocres continueront à se faire passer pour des génies. Et la pauvreté généralisée pourra être entretenue pendant longtemps encore.
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