Lorsqu’un homme noir encourage sa femme ou sa fille à éclaircir sa peau ou à porter des perruques, il reproduit les normes esthétiques coloniales qui ont historiquement servi à dévaloriser les corps noirs, à invisibiliser les traits africains et à imposer la blancheur comme standard de beauté. C’est une reproduction involontaire de la violence psychologique coloniale. Surtout que le décapage cutané n'est pas anodin, il expose massivement les femmes noires à des cancers, des maladies rénales, des troubles hormonaux, des infections sévères, des maladies cardiovasculaires, et des complications neurologiques, en plus des perturbateurs endocriniens. Ces effets sont prouvés par l’OMS et la littérature médicale. Le décapage cutané est une cause majeure mais invisible de mortalité féminine en Afrique. Les femmes ne meurent pas de “sorcellerie”, mais de l’exposition chronique à des substances toxiques interdites en Europe et encore largement utilisées en Afrique : hydroquinone, mercure, formaldéhyde, corticostéroïdes, parabènes, phtalates. Ces substances provoquent des cancers, des maladies rénales, des troubles hormonaux, des atteintes neurologiques, des infections graves et des complications cardiovasculaires, qui réduisent significativement l’espérance de vie. Les hommes noirs qui valorisent la peau claire, les perruques ou les cheveux lissés reproduisent des normes coloniales intériorisées. Ils valident des normes produites par l’esclavage.
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