POURQUOI POUR L'OCCIDENT, SE BATTRE CONTRE LA CHINE NE SERT PLUS A RIEN ? C'EST TROP TARD.
Pour l'occident « se battre » est inutile selon le conseille de BYD parce que cette entreprise chinois a déjà gagné les trois batailles clés de la guerre économique :
1) La bataille des batteries : BYD maîtrise toute la chaîne de production, de l'extraction, au raffinage, à la fabrication, et à l'intégration dans les véhicules.
La Blade Battery de BYD est 30–40 % moins chère que la concurrence, plus sûre -pas de surchauffe), plus durable, et produite à une échelle que l’Europe ne peut pas rattraper avant 2030.
Pour ses batteries, Volkswagen, comme Peugeot, Fiat, Renault, BMW, Mercedes, dépend de CATL, Northvolt, LG, etc. Alors BYD dépend de BYD. Puisqu'elle est à l'origine un producteur de batterie. Dans une guerre industrielle, celui qui contrôle l’énergie gagne.
2) La bataille des coûts : BYD produit un véhicule électrique 30 % moins cher que Volkswagen.
Pas parce que les salaires chinois sont bas, ce n’est plus vrai, puisque toutes les grandes marques occidentales possèdent des usines en Chine, mais parce que BYD fabrique tout en interne, BYD a 1 million d’employés, dont 120 000 ingénieurs, BYD a un écosystème intégré, BYD a une vitesse d’exécution incomparable.
Volkswagen comme FORD, BMW n'est rien d'autre qu'un assembleur des pièces fabriquées par les sous-traitants. BYD est un système industriel complet. Elle contrôle toute la chaine de valeur.
Dans une guerre économique, celui qui a les coûts les plus bas écrase les autres. Ce n'est pas le problème ni de subventions chinoises, ni de salaires chinois bas. C'est l'intelligence de contrôler toute la chaine de production.
3) La bataille de la vitesse : BYD lance un modèle de véhicule en 18 mois. Volkswagen en 48 mois.
Dans une industrie en rupture technologique, 48 mois = mort. Altavilla le dit implicitement :
« Vous ne pouvez pas vous battre contre quelqu’un qui va trois fois plus vite. »
Question :
Pourquoi l’Europe ne peut pas gagner une guerre frontale contre les concurrents chinois ?
Réponse :
Altavilla critique l’UE parce qu’elle croit encore que les droits de douane vont ralentir la Chine, les normes vont forcer les Européens à innover, les subventions ponctuelles vont sauver l’industrie.
Pour BYD, c’est une erreur de diagnostic. L’Europe mène une guerre réglementaire, secondaire alors que la Chine mène une guerre industrielle, la plus importante. Ce sont deux univers différents. La Chine dicte les règles, le tempo. L'Europe est Hors Sujet et reste périphérique.
Quand l'Italien conseiller de BYD affirme que « Se battre ne sert à rien », Altavilla dit en réalité que l’Europe ne peut pas gagner une guerre défensive, parce que ses soldats, Volkswagen, Renault, Stellantis sont en retard structurel. Leur modèle industriel est obsolète face à l’intégration chinoise.
Altavilla veut dire que la guerre frontale est perdue avant d’avoir commencé car BYD a déjà la technologie, les batteries, les coûts, les ingénieurs, les usines, les matières premières, la vitesse, et l’écosystème.
Pendant ce temps, l’Europe n’a plus que les normes, les subventions, et les droits de douane. Ce n’est pas une guerre équilibrée. C'est une guerre asymétrique entre un fort et un faible qui mènent la même bataille à mort.
La seule stratégie possible pour l’Europe est devenir l'élève de la Chine.
Quand la Chine était en retard, elle a fait profil bas, elle s'est mise à apprendre. Elle a commencé par étudier ce que faisait l'occident pour être supérieure à elle en technologie.
Altavilla pousse l’Europe à comprendre que BYD va produire en Europe aux mêmes conditions tarifaires des concurrents européens, mais avec un joker qu'est sa chaine des valeur complète.
Altavilla explique que BYD va racheter des usines, BYD va s’intégrer dans le tissu industriel européen. Et face à une telle démonstration de force, la guerre contre la Chine est inutile. La co‑industrialisation est la seule issue avec l'Europe dans le rôle de l'élève qui se met à apprendre assidument.
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