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2528- Une Afrique qui s'auto-mutile ne sera pas sauvée par le G7, encore moins par la Russie, la Chine ou par l'Union Européenne
C'est l'Economie, idiot ! (Bill Clinton 1992)
Pendant que les élites africaines détruisent leurs pays, ils comptent naïvement sur l'Annulation fictive de dettes africaines comptées comme "aide au développement” notamment par le G7 qui ne fait rien d'autre que transformer une perte comptable en générosité politique.
Introduction :
La colonisation, l'esclavage, l'impérialisme : tout cela est réel et a causé de nombreux torts à l'Afrique. Mais en faire l’unique explication de la pauvreté profonde, la violence et l'humiliation que les dirigeants africains infligent à leurs propres populations, empêche une reflexion cohérente et rend plutot complice du drame que le continent africain subit de ses propres élites. Le pire est que cette élite est naïvement convaincue que les bailleurs de fonds, le G7, le FMI, la Banque Mondiale ou la Chine, viendront faire le travail à leur place, pendant qu'ils passent l'essentiel de leur temps dans les activités de prestige.
L'Afrique est le continent le plus pauvre du monde. Je suis souvent gêné de voir des dirigeants africains envoyer leurs enfants faire des grandes écoles en Occident, sans se rendre compte de la façon dont les camarades de classes avec leurs parents parlent mal de ces africains. Puisque tout le monde tape dans google pour savoir à quel point les gens misèrent dans leurs pays et surtout le contraste avec le train de vie qu'ils affichent à Paris, à Genève à Londres ou à New York.
Tant qu’on ne regarde pas les causes endogènes de la pauvrété chronique africaine en face, tout discours critique même le mien, sur le G7, la Chine, l’Occident reste une diversion. Allons au cœur du système.
Les Causes propres aux africains du sous‑développement africain :
1. Les États sont faibles, capturés, et sans projet. Les États africains sont prédateurs plutôt que développeurs, parce que l'’appareil d’État sert le plus souvent à distribuer des rentes (postes, marchés publics, exemptions fiscales) plutôt qu’à organiser la production, l’éducation, l’énergie, l’industrie. L’État ne planifie pas, il arbitre des clientèles.
Absence de projet national - Très peu de pays africains ont une stratégie claire du genre : “En 20 ans, voici notre base productive, nos filières, nos infrastructures, notre système éducatif.” En Afrique, on gouverne au jour le jour, par iniertie, au rythme des élections, au rythme des coups d’État, et des injonctions des bailleurs de fonds. Et on se fiche du reste.
Les institutions sont faibles - La Justice n'est pas indépendante, les administrations sont politisées, avec la conséquence d'une absence totale de continuité de l’État. On n'a pas besoin d'avoir pris des cours d'Economie Politique pour savoir qu'un pays sans institutions solides ne peut ni taxer, ni investir, ni discipliner les intérêts privés.
2. Une économie de rente, en lieu et place de l'économie de production
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