La violence n’est pas une propriété « naturelle » du christianisme ou de l’islam ; elle est une propriété des conditions historiques de leur implantation, notamment en Afrique.
Le point central : ce n’est pas la religion en soi qui est porteuse de violence, mais le mode de son expansion.
Les religions abrahamiques (Judaïsme, christianisme et islam) ont connu des phases d’expansion par la persuasion, mais aussi par la contrainte politique, militaire ou administrative. En Afrique, ce sont ces secondes modalités qui ont dominé.
Le Christianisme colonial est imposé par les puissances européennes, accompagné de destruction de sanctuaires, interdiction de cultes, rééducation culturelle, et assimilation forcée.
L'Islam d’État, dans certaines régions d'Afrique, a connu son expansion par les djihads politiques (Sokoto, Fouta Djallon), imposition de la charia, hiérarchisation sociale.
Dans ces contextes, la religion devient un instrument de domination, et non pas un chemin spirituel.
Question :
Pourquoi malgré cette violence utilisée pour s'imposer, beaucoup d’Africains continuent de penser que ces religions « apportent la morale » ?
Réponse :
C’est un effet classique de réécriture coloniale.
Lire le contenu
....
Dernières nouvelles