"C'est l'économie, Idiot !" (Bill Clinton 1992) Dans la rubrique : Les pires erreurs d'économie politique qui empêchent toute industrialisation en Afrique L'illusion qu'une Zone Economique Spéciale (ZES) suffit à acheter l'industrialisation en Afrique Introduction En Economie Politique, une "Maquiladora" est un type d’usine apparu au Mexique dans les années 1960, puis explosé après l’ALENA en 1994. Il s'agit d'un modèle de fausse industrialisation des usines d’assemblage pour des multinationales américaines. C'est un modèle d'impérialisme maquillé en industrialisation, mais sans industrialisation et que les pays africains, avec 66 ans de retard, sont en train de plébisciter les uns après les autres, alors que le résultat comme au Mexique avant, est connu d'avance : échec garanti. Le Mexique est resté pauvre malgré toutes ces usines, malgré toutes ces "Maquiladora". Les Intrants sont importés. Les Produits sont réexportés vers les États‑Unis. La Main‑d’œuvre est bon marché. Mais, aucune montée en gamme, aucun transfert de technologie, aucune filière locale. Les entreprises sont ce qu'on appelle dans le jargon de l'économie, les Footloose, c'est-à-dire qu'elles partent dès que les coûts montent, même légèrement. C’est un modèle d’industrialisation sans industrialisation. Cela a donné origine à une expression “maquiladoras tropicales” qui est une expression utilisée par les économistes du développement, les spécialistes des chaînes de valeur, les chercheurs en économie politique africaine, les  analystes critiques des ZES africaines. Elle signifie des zones franches africaines qui reproduisent le modèle mexicain, mais dans un contexte encore plus fragile. “Tropicales” = Afrique subsaharienne. “Maquiladoras” = usines d’assemblage bas de gamme, dépendantes, sans montée en gamme. C’est une expression critique, qui souligne que l’Afrique copie le pire modèle industriel du monde, et non pas le meilleur. Question : Pourquoi les ZES africaines sont des “maquiladoras tropicales” ? Réponse : Parce qu’elles ont exactement les mêmes caractéristiques que les maquiladoras mexicaines, mais sans les avantages du Mexique. Les Intrants sont importés, Comme au Mexique, pas de fournisseurs locaux, pas de chimie, pas de pièces détachées. La Main‑d’œuvre est bon marché comme au Mexique des années 1960, les salaires sont bas, les emplois non qualifiés, pas de techniciens, pas d’ingénieurs. Les Exportations sont bas de gamme, comme au Mexique, faites de textile, assemblage simple, agro‑transformation primaire. Les entreprises multinationales qui s'installent sont de type Footloose, comme au Mexique. Elles partent dès que les coûts montent, ou dès qu’un voisin offre mieux. Aucune montée en gamme, comme au Mexique, pas de R&D, pas de technologie, pas de filière locale.
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