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2520- La souveraineté commence par l’État qui crée un écosystème économique national - Un pays qui ne construit pas sa propre bourgeoisie productive ne gagnera jamais la guerre économique
Un pays qui ne construit pas sa propre bourgeoisie productive ne gagnera jamais la guerre économique. Un pays qui laisse son capital se disperser dans l’immobilier, l’import-export et les rentes ne se développe jamais. C’est exactement ce que nous cherchons à faire avec notre collectif des Nouveaux Industriels Africains de la Pougala Academy : former une bourgeoisie productive africaine capable de vieillir, d’investir, de produire, de transmettre.
Il y a une notion enseignée en deuxième année d'Economie Politique, qui semble complètement méconnue des dirigeants africains, c'est la notion de "Doctrine du capital national" et qui est le cœur de toute stratégie de puissance.
C’est la partie la plus fondamentale d’une doctrine de guerre économique, car aucune nation n’a jamais gagné durablement en s’appuyant sur le capital des autres.
La Doctrine du Capital National méconnue des dirigeants africains !
Qu'est-ce que c'est ?
Le principe central de cette doctrine est simple et se résume en une phrase, dite ainsi : le capital national doit être protégé, orienté, multiplié et priorisé par rapport au capital étranger.
Dans les faits, les dirigeants africains font tout le contraire : ils méprisent leurs investisseurs nationaux, ils se tirent une balle dans la tête en développant la haine tribale contre les porteurs nationaux de capitaux, offerts à la population comme bouc-émissaires de la pauvreté du pays et de l'incompétence du gouvernement à gérer les problème de pauvreté généralisée dans le pays.
Apparemment, ils n'ont jamais entendu parler de la protection préalable du capital national, comme condition pour s'en sortir dans le monde capitaliste.
LES FAITS
Samedi le 6 juin 2026, le magazine camerounais en ligne Actu-Cameroun avec ce titre à sa une :
"Cacao et industrialisation : un investisseur sud-coréen explore de nouvelles opportunités au Cameroun"
Sous-titre :
Le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a reçu en audience l’industriel sud-coréen Dr Hae-Jung Jung. Au-delà de son intérêt pour le cacao camerounais, l’homme d’affaires envisage d’importants investissements dans plusieurs secteurs stratégiques de l’économie nationale.
Le journaliste camerounais Marturin ATCHA écrit :
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(...)
Selon les échanges, la firme dirigée par Dr Hae-Jung Jung, présente dans plusieurs pays dont la Chine, se dit capable d’acquérir jusqu’à la moitié de la production annuelle de cacao du Cameroun, estimée à 300 000 tonnes. Des analyses réalisées dans des laboratoires spécialisés auraient confirmé la qualité exceptionnelle de la fève camerounaise.
Au-delà de la filière cacao, l’investisseur coréen a manifesté son intérêt pour la transformation structurelle de l’économie camerounaise. Il envisage notamment la création de parcs industriels dotés de technologies avancées sur des sites d’environ 100 hectares, à l’image de projets déjà développés dans plusieurs pays africains.
Parmi les premiers investissements envisagés figurent l’implantation d’une usine de fabrication de vaisselle en mélamine et en porcelaine ainsi que d’ustensiles de cuisine. Dr Hae-Jung Jung a également exprimé sa volonté d’investir dans le secteur de la santé.(…)
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Source : https://actucameroun.com/2026/06/05/cacao-et-industrialisation-un-investisseur-sud-coreen-explore-de-nouvelles-opportunites-au-cameroun/
CE QUE JE PENSE :
Pourquoi l’annonce du ministre camerounais ne tient pas debout industriellement ?
Réponse :
150 000 tonnes de cacao qui serait la moitié de la production camerounaise de cacao est économiquement absurde.
Une entreprise industrielle ne change pas son approvisionnement comme on change de boulangerie. Une chaîne de valeur agroalimentaire repose sur des contrats de long terme avec plusieurs origines, des spécifications strictes, des coûts logistiques optimisés, une gestion du risque (qualité, prix, disponibilité).
Aucune entreprise coréenne n’a besoin de 150 000 tonnes de cacao. La Corée du Sud n’a pas d’industrie du chocolat comparable à l’Europe ou aux États-Unis. Importer une telle quantité serait hors de proportion avec son marché intérieur. Et prétendre qu'un sud-coréen va importer du cacao camerounais pour le marché européen ou américain, c'est oublier dans le cas de l'Union Européenne, la directive de 2003 qui autorise les entreprises à remplacer le cacao (300 kg à l'hectare par an) par d'autres produits comme les amandes 50 tonnes à l'hectares par an et qui est à l'origine de la faillite de la quasi totalité es entreprise traitant le cacao. Ce chiffre est donc politiquement gonflé.
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