On ne gagne pas une guerre intellectuelle en ignorant les généraux adverses - Le piège du panafricanisme naïf : confondre fierté et stratégie : comprendre la pensée dominante, même quand elle est hostile, est une arme. La pensée complexe est une manière de comprendre le monde qui refuse les explications simplistes. Elle a été développée par le sociologue et philosophe français Edgar Morin qui est mort hier samedi le 30 mai 2026 à l'âge de 104 ans. Son idée centrale : la réalité est faite d’éléments multiples, liés entre eux, qui interagissent en permanence. Et je lui rends un vibrant hommage.  J'ai déjà par le passé rendu hommage à la mort de Edgar Pisani, une sommité française qui a contribué à me forger pour que je sois l'homme critique que je suis devenu. Cela ne m'empêche pas de continuer mes critiques du système d'abaissement colonial de l'humain et post-colonial que pratique la France.  Le français Edgar Morin vient de mourir à l'âge de 104, et je lui rends le plus vibrant hommage, parce qu'il n'y a pas meilleurs auteur européen qui a structuré ma pensée comme lui, et pour moi, le connaitre en arrivant e Italie en 1985 et découvrir la pensée complexe qu'il venait d'inventer pour faire la conjonction entre la pensée critique et la pensée globale qui existaient déjà, a été pour moi une véritable révélation. Et aujourd'hui, je peux dire qu'il m'a aidé à mieux structurer ma critique contre un système de prédation contre l'Afrique, à commencer par la France-Afrique. Nous verrons plus loin dans cette leçon les détails de sa pensée sur la colonisation.  Quand je cite Kant, Montesquieu, des voix se lèvent en Afrique pour dire "c'est un raciste", ou "il était contre les noirs", oui ça je le sais mais est-ce suffisant pour que je me prive de son enseignement ? de sa pensée ?  Je reste convaincu que lorsqu'on va en guerre, on écoute d'abord et surtout l'ennemi. Et c'est la leçon que je vous invite à tirer aujourd'hui de mon hommage à Edgar Pisani.  A mon avis, former la jeunesse africaine à l’excellence, ce que je tente de faire, ce n’est pas la flatter, ce n'est pas lui dire ce qu'elle a envie d'entendre, mais c’est lui donner les outils les plus puissants possibles. On ne se libère pas en se fermant, mais en comprenant profondément ce qui nous a façonnés, y compris nos adversaires. Rendre hommage n’est pas se soumettre : c’est reconnaître ce qui vous a armé.
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