Les historiens écriront un jour que le huitième mandat présidentiel de Paul Biya conquis le 12 octobre 2025 était le mandat de trop. A 94 ans, après avoir passé 43 ans à la tête de toute entreprises familiale, même centenaire, tout dirigeant, tout patron, tout PDG se retire, pour passer la main à la jeunesse qu'on a pris le temps de préparer pour la relève. C'est l'ordre naturel des choses, dans une entreprise privée. Et même dans les royaumes, on sait d'avance le nom du successeur qui pendant des années s'entraine à prendre la suite de l'histoire. Cela a été le cas au Royaume Uni avec le prince Charles pendant des années avant la mort de la reine Elisabeth. C'est le cas aujourd'hui du Prince héritier d'Arabie Saoudite Ben Salman qui est déjà pratiquement aux affaires, puisque le roi s'est retiré des affaires aussitôt que le poids de l'âge a commencé à se faire sentir, pour éviter les humiliations auxquelles nous assistons dans la fin de règne de monsieur Paul Biya. Les rois quittent le Pouvoir avant la fin de leur mandats, exactement comme les chefs d'entreprise cèdent la direction de leur entreprise à une nouvelle génération pour prendre un repos bien mérité, mais pas à la République du Cameroun où des familiers de monsieur Paul Biya ont fait le choix de le soumettre à une humiliation médiatique mondiale au point d'inviter l'énième Pape, pour mettre en scène, la souffrance d'un homme qui ne sait plus pourquoi il est là. Chaque fois que je vois ces images, je me pose la seule et même question : Pourquoi ils lui font cela ? Pourquoi la famille de Monsieur Paul Biya a décidé à ce point de l'humilier et de faire en sorte que les images qui resteront de lui seront celles d'un homme complètement perdu, au milieu de ses semblables pleins de vie. Qui cherchent-ils d'impressionner ? Pourquoi la France qui a mis Paul Biya au pouvoir a-t-elle fait le choix de lui infliger une telle punition ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Pourquoi les enfants pourtant majeurs d'un homme en souffrance permanente et visible laissent-ils que leur papa, soit à ce point l'objet de la risée du monde entier ? C'est en tout cas, la question que je crois résume tout le discours du Pape à Yaoundé qu'on peut aimer ou ne pas aimer. Mais s'il a été à ce point acerbe et critique, je n'ai pas l'impression qu'il était critique contre son homologue chef d'état, Paul Biya, mais contre ceux qui le soumettent à ce chemin de croix. Je ne sais toujours pas, à quoi cela leur servait d'inviter le Pape au Cameroun, mais ce dernier a tenu à leur dire une vérité que beaucoup semblent ne pas savoir et qui peut se résumer en une phrase : le pape connait le Cameroun 1000 fois mieux que Paul Biya et c'est ce qu'il a tenu à le faire savoir dans son discours. Il sait qu'on l'a invité là pour donner plus de crédibilité à un président issu des élections contestées dont le pape comme la France, comme les Etats-Unis sait qui est le vrai vainqueur, en plus de savoir que l'invitation de visiter le Cameroun n'est rien d'autre qu'une tentative, pour l'utiliser pour légitimer un résultat contesté. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est en tout cas, ce que publient de nombreux quotidiens italiens ces jours. Ce que Yaoundé ne sait peut-être pas est le Vatican possède le meilleur service de renseignement du monde. Et peut donner à la virgule prêt le vrai résultat de toutes les élections dans tous les pays africains. POURQUOI LES SERVICES SECRETS DU VATICAN SONT CONSIDEREZ COMME LES PLUS EFFICACES DU MONDE ? Le Vatican dispose d’un service de renseignement appelé L’"Entité". Il a été fondé en 1566, c'est ce qui en fait l’un des plus anciens services de renseignement au monde. Comme tous les renseignements classiques sa mission principale est de faire du renseignement humain clandestin, pour la protection de l’Église, la lutte contre les menaces idéologiques (schismes, hérésies, mouvements politiques hostiles). Il est efficace, parce qu'il bénéficie d'un réseau mondial fait d'agents et correspondants dans les 162 nonciatures (ambassades du Vatican) à travers le monde. Leurs recrutements sont fait en coptant les prêtres triés sur le volet, souvent formés à l’Académie Pontificale Ecclésiastique, l'école du renseignement du Vatican.
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