Une récente étude australienne montre que dans la guerre en cours au Moyen-orient, la Chine profite de toutes les parts. C'est elle qui livre à l'Iran, la technologie, l'électronique et les poudres pour les missiles et les drones que l'Iran lance sur les Bases militaires américaines et sur israel. Et c'est toujours la Chine qui livre la technologie et les terres rares, notamment l'aimant utilisé par les Etats-Unis et Israel, pour intercepter les missiles iraniens. Résultat des courses, quelque soit celui qui sera la gagnant à la fin, ce sera toujours la Chine le vrai vainqueur. La Chine sera-t-elle le véritable vainqueur de la guerre d’Iran ? C'est la question que s'est posée cette semaine l'hebdomadaire économique britannique 'The Economics' qui débute avec une citation attribuée à Napoléon Bonaparte : « N'interromps jamais ton ennemi quand il est en train de se tromper ». Déjà, il y a 25 siècles, dans "L’Art de la guerre", ls stratège chinois Sun Tzu énonce plusieurs principes qui expriment la même logique : laisser l’ennemi s’affaiblir par lui‑même, exploiter ses erreurs et ne jamais l’en empêcher. En d'autres mots, il ne faut jamais empêcher un adversaire de commettre une erreur qui pourrait vous avantager. La guerre de l’Amérique dans le Golfe était censée écraser le régime iranien et éliminer son programme nucléaire. Pour ses soutiens, une campagne réussie a promis une recompense secondaire, aussi: endommager la Chine en empirant sa vulnérabilité en tant qu'importateur majeur de pétrole et en prouvant la domination militaire américaine. Un mois après le début du conflit, cette logique semble fragile. Pour The Economist, Les responsables chinois voient des avantages dans la guerre en Iran, estimant que l’Amérique se fait un grave préjudice (bien qu’un conflit prolongé commencerait également à nuire à la Chine). Ont-ils raison ? Ou Pékin est-il aveugle par rapport à ce qu'il gagne de l'ordre mondial dirigé par les Américains?
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