Introduction L’Arabie Saoudite a un budget militaire 10 fois supérieur à celui de l’Iran, mais elle ne peut toujours pas se défendre toute seule. Parce qu’elle repose toute sa sécurité sur les Etats-Unis. Mais si ces Etats-Unis ont plusieurs bases de l’armée avec 50.000 soldats et quatre radars qui coute chacun, un milliard de dollars, malgré cela, ils ne possèdent aucun missile Sol-Air pour protéger quoi que ce soit, et sont incapables de protéger tout cela, d’un minable drone iranien à 5.000 dollars, c’est qu’on a touché vraiment le fond. Au 12ème jour de guerre, l’Iran n’a rien d’autre à faire que de résister et de patienter pour gagner la guerre. Parce que ses agresseurs les Etats-Unis et Israel, se trompent de guerre. Ils font la guerre du 19ème et 20ème siècle alors que l’Iran mène la guerre du 21ème siècle, celle des drones. La guerre des drones est considérée comme “le futur” parce qu’elle combine faible coût, production massive, absence de risque humain et saturation du champ de bataille, tandis que les avions de combat classiques deviennent trop chers, trop rares et trop vulnérables face aux nouvelles technologies. Dans l'antiquité jusqu'au 20ème siècle, les guerres étaient des sortes de duels d'abord entre chevaliers, ensuite, entre armées. La guerre moderne depuis la guerre en Ukraine est une compétition industrielle totale. La  guerre devient un jeu de masse, pas de prestige, la masse de laboratoire, la masse d'ingénieurs, la masse d'usines, la masse de missiles et de drones. Dans la guerre moderne, depuis l'Ukraine, il ne s’agit plus pour les belligerents de montrer un avion furtif ou un char futuriste. Le prestige des armées, s'est transformé en leurs capacité à produire 10 000 drones par mois, la maîtrise de l’IA embarquée, la résilience industrielle, la capacité à saturer l’espace aérien. La guerre contemporaine n’est plus structurée autour d’objets rares, prestigieux et symboliques, mais autour de systèmes nombreux, consommables et remplaçables. La logique industrielle a remplace la logique aristocratique des duels entre chevaliers ou entre deux chars. Pendant des décennies, la puissance militaire reposait sur quelques avions de chasse ultra‑performants, quelques chars de pointe, quelques missiles stratégiques, quelques unités d’élite. C'est ce qu'on appelle, la guerre de prestige, où la supériorité technologique d’un petit nombre de plateformes suffisait à dominer. Aujourd’hui, ce modèle s’effondre. Sur le Théâtre de guerre iranien, le plus fort n'est plus celui qui aligne le plus de bombardiers sophistiqués ou d'avion de combat de dernière génération. Les drones FPV, les munitions rôdeuses, les capteurs bon marché et l’artillerie guidée ont introduit un nouveau type de championnat, un nouveau genre de guerre, une nouvelle logique industrielle qui se résume en une petite phrase sans appel : ce qui compte, ce n’est plus la qualité absolue d’un système, mais la capacité à en produire des milliers. Parce que c'est le champ de bataille moderne lui-même qui est saturé. Les armées ne peuvent plus se cacher. Les drones bon marché créent une surveillance permanente, 24h/24, sur des dizaines de kilomètres. Résultat des courses : un char à 10 millions de dollars peut être détruit par un drone à 500 euros, un blindé de pointe peut être repéré en quelques minutes, un avion de chasse peut être menacé par des essaims de drones. Dans un tel environnement, la rareté devient une faiblesse. Et là, on se rend compte que les Etats-Unis et Israél semblent arriver à ce match, sans préparation, sans entrainement. Dès le premiers jours, on a l'impression qu'ils se trompent de guerre. Ils semblent n'avoir pas lu le manuel d'instruction de la guerre moderne. Dès le premier jour de guerre le 28 février 2026, les Etats-Unis débutent la guerre en commettant la pire des erreurs dans la guerre moderne : le renseignement comme pilier stratégique de la guerre. Tuer des chefs iraniens ne renforce pas le contrôle américain, au contraire, ce geste irréfléchi détruit ce contrôle. Et ce n’est pas propre à l’Iran : c’est un mécanisme bien connu en renseignement et en sociologie des organisations. Question : Pourquoi en temps de guerre, éliminer un chef ennemi fait perdre du contrôle ? Réponse : Parce que le renseignement humain dénommé en renseignement : HUMINT, repose sur trois choses : connaître les individus, comprendre leurs réseaux, anticiper leurs comportements. Dès le premier jour de la guerre, les américains ont commis une erreur de débutants qu'ils commettent régulièrement durant ces 4 années sur le territoire russe avec des assassinats des généraux de l'armée russe, attribués ensuite au service secret ukrainien. Mais c'est un mode opératoire américain partagé avec le Mossad. Si la Russie, ne réplique pas en tuant les généraux ukrainiens, c'est parce que dans les guerres modernes, c'est surtout la chose à ne pas faire. Et moi, Pougala, un simple ancien Pousseur du Ghetto du quartier 10 de Nkongsamba, suis surpris de constater que Washington doit venir prendre les leçons de renseignement chez mois, à la Pougala Academy à Bafang.
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