10ème jour de la Guerre Etats-Unis contre l’Iran, deux informations capitales : Le Nouveau Guide Suprême iranien a été désigné, c’est l’Ayatollah Mojtaba Khamenei. Il a une particularité : Puisque Donald Trump a dit qu’il sera une cible à abattre, on a mis quelqu’un qui a mille raisons, pour ne pas se laisser faire face aux ennemis de l’Iran, son épouse, sa maman, et son papa (Khamenei) ont tous été tués le 28 février 2026 dans les bombardements des Etats. Le Baril de pétrole a flambé de 30% dans cette nuit de dimanche à lundi, à 116 dollars le baril, une aubaine pour la Russie. La décision prise par la Chine jeudi le 5 mars 2026, d’interdire toute exportation de pétrole raffiné pour booster le prix du pétrole brut est en train d’atteindre les objectifs visés : Un baril à 200 dollars pénalisera surtout l’Occident et non la Chine. Pourquoi ? La Chine est de très loin le leader mondial des véhicules électriques qui se passent donc du pétrole : plus de la moitié des voitures neuves vendues en Chine, en 2025 étaient électriques. La Chine domine totalement les bus électriques (≈60% du marché) et avance très vite sur les camions (jusqu’à 30% selon les segments). Nous savons que le transport routier ne représente que 45 % de la consommation pétrolière chinoise, contre 55 % aux États‑Unis. Or c'est dans le segment des bus et des camions que se concentre la plus grande consommation de carburant :  Une voiture consomme ~1 000 litres/an, un camion lourd consomme 20 000 à 40 000 litres/an, un bus urbain consomme 15 000 à 25 000 litres/an, un seul camion = 20 à 40 voitures en consommation de carburant. En Occident, l’électrification des véhicules progresse mais reste nettement plus faible : ≈20% des voitures neuves en Europe, 12% aux États‑Unis, et 1 à 12% seulement pour les camions et bus selon les catégories. Et puisque seulement environ 1% des camions sont électriques aux Etats-Unis, contre 30 à 60% en Chine. Conséquence : un prix de pétrole élevé rend le coût de la logistique des concurrents occidentaux plus chers par rapport à la Chine. Cela explique le choix de la Chine d'aider les pays de l'OPEP+ comme la Russie à faire grimper les prix du baril. Ca rend les occidentaux qui ont décidé depuis 2022, les sanctions contre le pétrole russe, moins compétitifs par rapport à la Chine. Cela contribue à décourager les Etats-Unis de cibler dans les bombardements les sites de production pétrolière iraniène, car l’Iran répondrait en bombardant à son tour, les sites des pays voisins. ---------------- 10ème JOUR DE LA GUERRE DES ETATS-UNIS CONTRE L’IRAN Quand a débuté en février 2022, la guerre en Ukraine, les pays européens se sont mobilisés comme un seul homme pour venir en aide aux populations ukrainiennes. Dans toutes les communes d’Europe, il y a eu des comités, des organisations qui se sont spontanément mis sur pied pour trouver les moyens pour acheminer l’aide de tout genre au peuple « agressé », le peuple ukrainien. Mais lorsqu’en 2024, le peuple palestinien de Gaza a été agressé par Israel, le même peuple européen, a démontré une sorte d’indifférence totale au sort des populations qui subissaient quotidiennement les destructions de l’armée israélienne à rien comparable à l’entrée de l’armée russe en Ukraine. J’en ai tiré la leçon que dans ce monde, chaque peuple a un peuple ami. Le sentiment universel de solidarité aux victimes de guerre n’existe pas. Il y a 9 jours, le 28 février 2026, les Etats-Unis ont décidé de lancer une attaque non provoquée et sans précédent sur l’Iran avec des bombardements indiscriminés et ce premier jour, l’armée américaine a centré une école primaire pour fillettes de 6 à 12 ans tuant 186 enfants. Dans la même Europe qui s’était mobilisée en 2022, pour aider le peuple ukrainien, personne ne s’est indigné, personne ne s’est mobilisé. Mais il y a un peuple qui a répondu présent, c’est le peuple chinois. Dans presque toutes les écoles de Chine, par solidarité à leurs camarades massacrés par l’armée américaine en Iran est partie une vague de solidarité, pour cotiser de l’argent à envoyer au peuple iranien. Après les écoles, se sont joints les pompiers, les étudiants, les bibliothécaires, les chercheurs, etc. L’Ambassade d’Iran à Pékin était littéralement prise d’assaut pour savoir comment acheminer les aides financières jusqu’en Iran.