Pour répondre à cette question, il faut d’abord répondre à une autre question tout aussi simple : COMMENT LA CHINE AIDE L'IRAN A PROSPERER MALGRE LES SANCTIONS DE L'OCCIDENT ? LE SYSTEME BANCAIRE IRANIEN ? Souvent en Afrique, les gens m’accusent de trop parler de la Chine et de la Russie. Ce qu’ils ne savent pas est que ce sont les seuls deux pays qui peuvent permettre aux pays africains à résister à la spoliation du capitalisme occidentale. Il y a ceux qui répétaient la propagande occidentale en disant qu’il y aurait aussi l’Inde et la Turquie. Je leur disais que c’est faux. Qu’ils s’interrogent maintenant sur le silence du Premier Ministre Indien qui rentre d’une visite officielle en Israel et qui n’a émis aucun communiqué depuis samedi. L’engagement de la Chine pour l’Iran montre que vous ne pouvez pas parler fort à la France si au préalable vous n’avez pas fait comme l’Iran : se garantir le soutien financier de la Chine. Parce que le jour où la France va obtenir le soutient des Etats-Unis pour vous sanctionner, il n’ya que la Chine qui a les moyens de continuer de parler finances avec vous. De quoi s’agit-il ? On peut dire que la Chine a pris l'Iran, comme un terrain d'exercice pour se confronter à l'hégémonie américaine. Alors que de peur des représailles américaines, tous les pays ont tourné le dos à l'Iran, la Chine a pris sur elle la responsabilité de faire fonctionner l'Iran, comme un test concret de sa propre puissance. Certains intellectuels africains qui ont réduit en erreur d'appréciation les dirigeants de l'AES -Mali, Burkina et Niger) leur ont fait croire qu'ils pouvaient continuer à défier la France et au final, s'en sortir tout seuls sans l'aide de que ce soit. L'histoire économique de l'Iran nous enseigne que c'est impossible. Quand en plus, certains comme le Niger, font le choix d'humilier la Chine, on comprend très vite qu'ils ont déjà tous échoué avant même de commencer et c'est désolant. En défiant les sanctions américaines, la Chine a contribué à aider l’Iran à réduire sa dépendance aux marchés occidentaux en intégrant ses entreprises publiques dans les réseaux de la Belt and Road Initiative. Grâce aux coopératives et aux projets conjoints, le secteur public iranien bénéficie aujourd'hui, d’un soutien organisationnel et financier qui lui permet de résister aux sanctions. Tous des mécanismes de résistance à un système prédateur occidental dont ne bénéficie aucun pays de l'AES. Prenons l'exemple des banques. Le système bancaire iraniennes sont directement connectées au système chinois. Mais le dire juste ainsi ne veut rien dire, ou tout au moins ne nous enseigne rien d'essentiel. Plus on creuse et plus on comprend le dégré de naïveté des dirigeants africains qui pensent défier la France, sans un appui stratégique solide comme l'a fait l'Iran en s'appuyant sur un pays capable de défier le système occidental. Pour permettre à l'Iran d'avoir un système bancaire qui ne souffre pas des sanctions américaines, il a été tout simplement  connecté au système bancaire chinois principalement à travers des mécanismes spécifiques mis en place pour neutraliser les sanctions américaines et européennes. Tout cela passe par une banque minuscule que personne ne connait en Chine, la Bank of Kunlun. La Bank of Kunlun, est une très petite banque commerciale basée à Pékin et contrôlée par la China National Petroleum Corporation (CNPC), c'est-à-dire, la même entreprise que le président Tiani a chassé du Niger en humiliant ses ingénieurs. Aujourd'hui, c'est cette minuscule Bank of Kunlun appartenant à l'entreprise publique pétrolière CNPC, qui sert de principal canal financier pour les échanges entre l’Iran et la Chine. Depuis 2012, elle a été sanctionnée par le Trésor américain pour avoir facilité des transactions avec des banques iraniennes déjà sous sanctions. Mais qu'importe, c'est une banque suffisamment petite pour ne pas souffrir outre-mesure des sanctions du Trésor des Etats-Unis. C'est pour cela qu'elle continue 14 ans après, à servir de passerelle. Dans cette banque, les transactions entre l’Iran et la Chine se font exclusivement en yuan plutôt qu’en dollars, afin d’éviter le système financier dominé par les États-Unis. Cela permet à l’Iran de recevoir des paiements pour son pétrole et ses exportations sans passer par le réseau SWIFT, auquel ses banques sont largement exclues, comme les banques russes depuis 2022 et qui procèdent de la même manière, grâce à la Chine.