Rappel de la leçon publiée il y a un an avec le titre : Le manioc rend crétin !
Le manioc est une plante coloniale introduite en Afrique, uniquement parce que la France avait constaté à Haiti les effets neutralisants neurologiques dévastateurs sur les esclaves noirs.
Pour tenir en esclavage les Noirs sur leurs propres terres, (colonisation), il fallait trouver un anesthésiant populaire qui permettrait d’éviter les révoltes constatées à Haiti avant l’introduction du manioc.
Si vous avez bien digéré cette première partie, et de mener vos propres recherches pour comprendre que ce n’est pas Pougala qui a inventé l’histoire que le manioc rend crétin, passons aujourd’hui à la deuxième partie : le Manioc et l’invention du Kwashiorkor au Cameroun.
Oui, je sais que beaucoup de vous sautent déjà de leur chaise en disant comment ça ? On nous a enseigné que ce sont les chinois qui avaient le Kwashiorkor, parce qu’ils mangeaient trop de riz. Et surtout, qu’on nous a enseigné à l’école que le Cameroun a même aidé cette Chine-là, trop pauvre.
Il y a un nom, dont beaucoup de camerounais n’ont jamais entendu parler : René Edouard Maurice Besson. Ce nom ne vous dit rien n’est-ce pas ? Eh oui, j’en étais certain.
René Edouard Maurice Besson était un médecin colonial français opérant dans le sud du Cameroun. Dans les archives coloniales françaises, il est décrit comme médecin de brousse au Cameroun.
Devant l'hécatombe des soldats coloniaux français dans les topiques dans les années 1920, la médecine coloniale française s'active pour documenter de nombreuses pathologies tropicales.
En 1929, alors qu’il travaille dans le sud du Cameroun, il décrit pour la première fois le tableau clinique d'une "forme sévère de malnutrition causée par une carence critique en protéines alimentaires, malgré un apport calorique souvent suffisant. Elle touche principalement les jeunes enfants." Il parle plus précisément de "forme grave de malnutrition protéino-énergétique chez l’enfant".
Ses observations sont publiées dans des revues médicales françaises de l’époque, comme le Bulletin de la Société de Pathologie Exotique, d'où je tire ces informations, et qui était une référence pour les médecins coloniaux.
Il faudra attendre 1935 au Ghana, pour qu'un autre médecin, cette fois-ci une citoyenne Jamaïcaine du nom de Cicely Williams, aille plus loin pour donner le nom de « kwashiorkor » (issu de la langue Ga, signifiant « l’enfant déchu »).
LA MANIPULATION DE LA PROPAGANDE COLONIALE QUI DOIT MAGNIFIER LA SOI-DISANT MISSION CIVILISATRICE
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