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2410- Swift, FCFA, Voici pourquoi la France dispose de plusieurs options pour neutraliser tout pays africain récalcitrant, si bien qu’elle n’a pas besoin de passer par une guerre. L’exemple du Niger.
CE QUE JE PENSE :
Joseph de Maistre (1753-1821), était un philosophe contre-révolutionnaire qui a beaucoup écrit sur la Révolution française. Dans une correspondance, avec l’aristocrate Louis Marie Pantaléon Costa, Marquis de Beauregard (1806-1864), il exprime une idée qu'on peut rapprocher aujourd'hui aux dirigeants africains de l'AES qui en Afrique de l'Ouest, ont pris le pouvoir avec des coups d'état soutenus par une grande liesse populaire.
Il écrit : "les contemporains avaient cru que la Révolution serait un événement ponctuel, limité dans le temps, mais en réalité elle s’est révélée être un processus historique qui transformait durablement les institutions, les mentalités et les rapports sociaux".
En d'autres mots, tout le monde croyait que la Révolution Française serait juste une crise passagère, un « accident » politique qui se terminerait rapidement. Mais elle se révèle beaucoup plus complexe et compliquée qu'on ne l'a imaginée au début, quand elle a eu lieu. En réalité, elle est un mouvement profond, qui ne s’arrête pas avec la chute d’un roi, d'un président ou la fin d’une assemblée.
Résultat des courses : la Révolution française n’est pas un événement qui s'est clos en 1789, mais un processus qui va s’étendre sur plusieurs décennies, ouvrant une ère de bouleversements politiques (Révolutions de 1830, 1848, Commune de Paris) qui prolongent son impact au delà des prévisions des acteurs qui l'ont déclenchée.
En conclusion, la Révolution Française comme les coups d'état des trois pays de l'AES, débute comme un acte isolé et singulier, alors qu'en réalité comme un tremblement de terre avec ses immanquables répliques, elle va très vite devenir un évènement historique continue, qui va dépasser les acteurs qui l'ont portée et les événements immédiats.
Voilà des gens qui ont pris le pouvoir par la force, se dédouanant de toutes les règles en vigueur.
Moi-même je les ai soutenus, comme l'écrit Joseph de Maistre, tout en pensant que ce serait un tournant irréversible contre les méthodes mafieuses de la Françafrique.
Mais ce que j'ai sous-estimé, c'est qu'en réalité, il s'agissait non pas d'un évènement ponctuel, limité dans le temps, pour éradiquer définitivement le système de spoliation de l'Afrique par la France et le Royaume Uni, mais d'un processus historique capable de transformer la politique en Afrique, trop grand, et trop complexe pour être porté par quelques putschistes sans vision, qui, jour après jour, multiplient les erreurs de débutants en intelligence stratégique, donnant ainsi l'impression d'être non pas des révolutionnaires, mais plutôt des aventuriers perdus en plein désert du Sahara et qui ne savent pas trop quoi faire au poste suprême de Chef de l'Etat qu'ils ont occupé avec la force.
C'est donc ainsi que tous les jours, pour chaque nouvelle initiative de nos révolutionnaires du Sahel, on assiste à de nouvelles séquences des jérémiades de la part de ces présidents devenus en peu de temps des pleureurs professionnels.
Au lieu de rester sereins sur leurs voies, pour mener à bien la mission qu’ils ont promise à leurs peuple, ils donnent plutôt l'impression qu'ils découvrent au hasard, ce matin que c'était inscrit dans l'ordre naturel des choses que la France qui depuis au moins un siècle bénéficie des avantages non dus dans une partie de l'Afrique, ne les laisserait pas libres les pays africains, pour chercher de devenir prospère comme l'a démontré récemment la Chine, sans esclavagiser qui que ce soit, sans coloniser qui que ce soit.
Ces chefs d'état crient aux tentatives de les renverser, donnant l'impression qu'ils ne savaient pas le contraire aurait été étonnant.
A les entendre se plaindre, on dirait qu’ils ne savaient pas que la France utiliserait ses avatars au Togo, en Côte-d'Ivoire, au Tchad, ou au Benin, pour revenir à l'ancien système de spoliation des pays de l'AES. Ce que je leur reproche est qu'ils prennent toutes les petites contrariétés du quotidien propres au pouvoir politique pour écarter du pouvoir, toute personne du pré-carré français qui voudrait mettre en discussion la logique même de soumission perpétuelle du continent africain, comme un problème de justice, de morale.
Ils se plaignent à qui ? Pour obtenir quoi ?
Un chef d’état n’est pas fait pour se plaindre, mais pour prendre des décisions, pour solutionner les problèmes les plus urgents tout en tenant compte du contexte colonial hostile, imposé par la France qui n’a aucune envie de lâcher prise sur l’Afrique.
Pire, le président Tiani du Niger donne à son homologue Ouattara des dates et les évènements hostiles qui se sont passés en Côte d’Ivoire. Mais envie de lui demander qui ils compte impressionner avec tous ces détails ? Il croit vraiment que Sarkozy a installé Ouattara au pouvoir pour faire les intérêts du pays africain ?
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