Dans la rubrique : Faux Nationalisme Africain avec l’argent des autres - quand les politiciens africains veulent diriger leur pays en ignorant les règles internationales qu'ils ont souscrites.
Il me plait de commencer cette leçon avec quelques balises indispensables pour la compréhension de ce qui va suivre, qui risque d’être un peu complexe pour certains :
Règle n.° 1 : Un pays qui dépend des entrepreneurs étrangers comme le Cameroun avec l’essentiel des entreprises prives qui sont françaises ne peut pas se dire souverain. La souveraineté ne se gagne pas en changeant une société Suisse, la SGS au porte de Douala par une société Camerounaise qui n’a pas les mêmes capacités ni savoir-faire.
Règle n.° 2 : Comme l’a voulu le General de Gaulle en 1944 avec la Déclaration de Brazzaville, Dans ses colonies d’Afrique, comme le Cameroun, le modèle économique en vigueur a été conçu pour ne pas produire assez de richesse qui permettrait aux colonises de rêver à une quelconque souveraineté de la colonie.
Règle n.° 3 : Le FMI arrive comme sauveur pour combler aux lacunes crées par la règle n.° 2, dès lors, aucune décision ne peut être prise regardant l’argent sans son avis.
Règle n.° 4 : Une fois que le FMI entre dans le pays, c’est lui qui prend désormais les commandes du pays. Il se fait aider par le Ministre de l’économie et des finances qui devient dans les faits le vrai président de la république coloniale. Certaines personnes à la présidence de la République du Cameroun n’ont toujours pas compris qu’ils n’ont aucun pouvoir de chasser la SGS du Cameroun avant la date prévue de la fin de son contrat en 2032. Sinon, c’est le Cameroun qui le paiera en arbitrage et en taux d’intérêt plus élevé, cette fois-ci devant la Banque Mondiale (le Cirdi).
Règle n.° 5 : On ne manifeste pas sa souveraineté et son patriotisme avec l’argent des autres. Le FMI nous a prêté l’argent des épargnants blancs parce que nous étions incapables de permettre aux nôtres de gagner suffisamment d’argent pour en épargner nous aussi et pour être certain que nous allons rembourser son argent, il est tout à fait normal, qu’il soit plus rassuré quand ce sont d’autres blancs, la SGS ou le Bureau Veritas qui viennent assurer la transparence de la collecte de nos recettes douanières. Et vouloir écourter le contrat de 10 ans de la SGS pour la remplacer par une société détenue par un Camerounais en invoquant le patriotisme est plutôt mal placé et dommageable dans nos relations avec le FMI et la Banque Mondiale.
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