Vous êtes nombreux à m'écrire pour me demander pourquoi avec tant d'idées je ne contribue pas à construire mon pays le Cameroun ou pour ne pas m'approcher des dirigeants de l'Aes. En Afrique avant d'écrire quoi que ce soit, tu dois faire le choix, ou taper juste sur Biya 24 heures sur 24, après il t'appelle, comme il a déjà fait pour d'autres opposants, ou faire comme moi, taper d'abord et surtout sur celui qui tire les ficelles, celui qui donne les ordres et place les hommes au pouvoir au Cameroun comme partout ailleurs en Afrique dite francophone, la France. Une fois que vous avez fait le choix de désacraliser le système, vous renoncez par vous-même à servir le même système. La raison tient à ceci : il y a une route balisée pour les contestataires du système qui doivent s'en prendre à tout ce qui touche à la périphérie du système, mais pas au système lui-même, pas à son centre. Quand vous prenez le risque de le faire, vous êtes Black listés. Vous servez ensuite d'exemple et avertissement pour les autres téméraires : à aucun moment, vous ne devez vous en prendre au système lui-même. Vous pouvez à la rigueur parler contre la France ou contre qui vous voulez, on vous tolère, ce qui vous est interdit est d'expliquer aux autres victimes la vraie dynamique de notre soumission.