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2377- Les erreurs de débutant de Donald Trump sur le pétrole du Venezuela face à la main mise de la Chine
Pour casser la dynamique d'asphyxie de l'économie du Venezuela à travers les sanctions et les blocus contre son pétrole, la Chine a décidé de venir en aide au Venezuela à travers la China Development Bank qui a prêté au Venezuela la somme de 60 milliards de dollars.
Elle a en plus pris une participation dans la compagnie pétrolière nationale, PDVSA pour moderniser ses raffineries et développer de nouveaux champs pétroliers.
Mais plus encore, en échange de livraisons futures de pétrole, la Chine a financé de nombreuses infrastructures. Notamment dans la construction des dizaines de milliers de logements sociaux, les transports et les télécommunications.
Pour permettre au Venezuela de vivre normalement malgré les sanctions américaines, la Chine a appliqué une méthode déjà expérimentée avec l'Iran : lui donner les moyens financiers de vivre avec la simple promesse de livraisons futures de pétrole.
Quand Donald Trump enlève le président Maduro qui a signé tous ces accords avec la Chine, il prend bien soin de laisser en place la vice-présidente qui est en même temps la ministre du pétrole et qui a donc paraphé tous les accords pétroliers avec la Chine.
Donald espérait ainsi faire porter le chapeau à une membre de l'équipe de Maduro pour le non respect des accords de 60 milliards de dollars de livraison futures de pétrole signés sous Maduro.
Sur le papier, tout semblait bien marcher.
Donald Trump a répété à la lettre la même erreur du général Tiani au Niger en 2025, lorsqu'il a cru en bonne foi qu'on peut sans conséquence humilier la Chine malgré les accords pris dans le passé.
Ce que Donald Trump a sous-estimé est comme le général Tiani, la force de nuisance de la Chine.
La Chine est aujourd'hui le seul pays qui peut se permettre le luxe de signer avec le Niger, ou de donner 82 milliards de dollars au Nigeria pour moderniser ses raffineries, ou encore 400 milliards de dollars à l'Iran sans exiger la moindre garantie.
Donald Trump a dû imaginer que c'était une faute de la part de la Chine, puisqu'avec le Venezuela, c'est 60 milliards de dollars donnés au pays sans aucune garantie.
Il vient ainsi d'apprendre à ses dépends qu'aucune des entreprise pétrolière américaine qu'il dit avoir contactée avant et après l'enlèvement du président Maduro, n'accepte d'aller dans la cour de la Chine au Venezuela.
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