Lénine a écrit :
«Il peut arriver aux aigles de descendre aussi bas que les poules, jamais aux poules de monter aussi haut que les aigles.»
Cette citation est tirée de l'œuvre "L'Etat et la révolution" dans laquelle Lénine expose sa vision du communisme en tant que système politique et économique visant à éliminer les inégalités entre les classes.
Cette citation de Lénine signifie que certains individus peuvent atteindre des niveaux élevés de puissance et de domination, tandis que d'autres resteront toujours en bas de l'échelle sociale. Elle peut être interprétée comme une critique du système de classes sociales et de l'incapacité des plus démunis à accéder au même niveau de réussite que les élites.
La scène politique africaine est un terreau tellement pauvre, tellement démuni où règne l’ignorance des acteurs qui sont prêts à se vendre, pour un bout de pain, pour leur carrière politique et celle de leurs enfants. Dans un tel terreau, il n’existe pas d’espace pour l’intérêt commun, pour l’intérêt général, pour l’intérêt national.
Le Panafricanisme, est défini comme un mouvement recherchant l'unité culturelle et l'indépendance politique de l'Afrique.
Mais en réalité, le Panafricanisme s’est développé comme l’antagoniste pour éviter la rencontre entre l’anti-colonialisme africain et l’anti-impérialisme des pays communistes guidés par Moscou et Pékin.
Celui qui se revendique comme le père fondateur du panafricanisme est George Padmore (né Malcolm Ivan Meredith Nurse à Arouca sur l'île de Trinité le 28 juin 1903 et mort le 23 septembre 1959 à Londres) a écrit un livre de 461 pages sur le sujet, avec le titre : « Pan-Africanism or Communism ».
A la page 289 du livre, il y a un chapitre XVI qui porte ce titre :
« Communism and Black Nationalism » (Communisme et Nationalisme Noir).
Padmore dit que le Nationalisme Noir existait avant le communisme et que « le communisme n'est qu'une forme de la croyance à la supériorité de la race blanche ». Il conclut que que le continent africain est capable de s’en sortir tout seul sans l’aide des pays communistes. Pour lui, on ne quitte pas un blanc pour un autre blanc. Mais dans ce chapitre, il est clairement pour un rapprochement avec les colonialistes. Il trouve même que l’attitude militante des communistes vise à saper les bonnes relations entre les noirs et les colonialistes.
Ce sont exactement les partisans d’une telle croyance qui ont repris aujourd’hui, le slogan de Padmore en « On ne quitte pas un maître pour un autre », qui revient à dire plus prosaïquement qu’on ne veut pas rompre la chaine de soumission du colonialisme.
Le Panafricanisme naît donc comme un mouvement des conservateurs noirs qui ne veulent aucune rupture avec le maître.
Padmore meurt dans un hôpital de Londres le 23 septembre 1959, comme un membre influent du nouveau gouvernement du Ghana. Il est alors le conseiller pour les affaires africaines du Premier Ministre du Ghana Kwame Krumah. C’est donc à travers lui que va se préparer l’idée de la fédération africaine, c’est-à-dire le rêve de la construction des Etats-Unis d’Afrique, oui mais sous les Etats-Unis.
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