Quatre jours après l’enlèvement du président Nicoles Maduro, l’occident est étonné qu’il n’y ait pas de manifestation de masse contre Maduro. Ils sont étonnés parce qu’ils se sont toujours racontés une narration mensongère sur une situation qu’ils ont entretenu à créer et qu’ils n’arrivent pas à se convaincre que les résultats escomptés ne sont pas là. Voilà un peuple qui vit sous embargo et sous sanctions depuis des années. Les sanctions servaient à pousser la population à détester les dirigeants. Au lieu de se remettre en question 4 jours après le forfait et de se rendre compte que nous sommes devant un échec, puisque le Vénézuéla ne s’est pas effondré. Il n’y a pas de vide de l’état. Nous sommes devant un vrai référendum qui montre clairement que l’essentiel de la population est pour Maduro et non, pour l’opposition. La raison tient à une seule chose : le Chavisme, c’est la proposition d’un modèle économique différent où c’est l’état qui est au cœur de la production de la richesse. Et non des privés. Et comme les Etats-Unis ne veulent pas qu’un tel modèle réussisse, ils multiplient des initiatives pour criminaliser les dirigeants qui l’incarne. Donald Trump dans l’avion qui le ramenait à Washington ce 3 janvier 2026 affirme : « J’ai consulté les compagnies pétrolières américaines avant et après l’enlèvement de Maduro ». De qui parle-t-il ? Il parle d’une compagnie qu’on ne connait pas en Afrique et pourtant elle est bien là, c’est la ConocoPhillips qui réclame la somme de plus de 8,7 milliards de dollars au Vénézuéla. C’est le montant décidé par le CIRDI (Banque Mondiale) en 2019 alors que le Vénézuéla ne fait plus partie du Cirdi depuis 2012. Pire, le Cirdi dit qu’il y a même des intérêts de retard de 5,5% calculés par rapport à quand la plainte de ConocoPhillips a été déposée en 2007. Ce qui crée une dette complexive de 11 milliards de dollars que ConocoPhillips attend du gouvernement vénézuélien et que Donald Trump veut récupérer avec la force. Nous en reparlerons plus loin en détail dans cette leçon.   J’ai été virulemment attaqué lorsque j’ai écrit contre le Niger, pour avoir chassé les ingénieurs chinois et pris le contrôle de la raffinerie de pétrole. J’ai été copieusement insulté lorsque j’ai écrit contre la décision erronée du Niger d’engager un bras de fer contre l’ex Areva, jusqu’à mettre la main sur un stock d’uranium. J’ai été abondamment insulté lorsque j’ai critiqué les trois présidents de l’AES qui ont sauté sur un petit prétexte de visas pour engager idiotement le ras de fer avec Washington. Et le pire dans tout cela c’est que Ouagadougou sort d’une négociation avec le FMI, parce qu’il n’arrive pas à rembourser la dette des Etats-Unis pour défier Washington que désormais, ses citoyens qui viendront demander les comptes à Ouagadougou des prochaines traites qui ne seront pas payées, n’auront pas de visa, pour aller les questionner sur les motifs de ces non paiements de traites. L’histoire que je vais vous raconter aujourd’hui, va mieux vous faire comprendre pourquoi certains chefs d’état africains ne sont que des purs Guignols qui n’ont aucune idée de la bataille que des pays comme l’Iran ou le Vénézuéla tentent tous les jours pour se libérer du seul maître qui existe, les Etats-Unis, sans y parvenir.
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