Après l’assassinat du président en exercice de la République Populaire du Congo, Marien Ngouabi le 18 mars 1977, accusé d'avoir rompu les relations diplomatiques avec Washington, pour mettre le cap plutôt sur Moscou,  Lissouba est arrêté et traduit devant une cour martiale, où il est condamné à mort le 25 mars 1977, pour "complicité avec Alphonse Massamba-Débat dans la conspiration qui a conduit à la mort du président de la République". C'est l'intervention de Omar Bongo, et des scientifiques français, qui vont lui permettre d’échapper à l’exécution. Il me plait de commencer cette 6ème partie avec deux citations de l’ancien président congolais, Pascal Lissouba : 1) La France m’abandonne… Qu’est-ce qu’Elf veut que je lui ai refusé ? «Je me sens soutenu comme par la corde du pendu… La France m’abandonne.» C’est en ces termes que le président congolais, Pascal Lissouba, ouvre l’entretien avec Julia Ficatier publié par «la Croix» en date de ce mercredi 18 juin 1997. «Pourquoi, pourquoi la France me tourne-t-elle soudain le dos? A quel moment ai-je failli? Comment se fait-il qu’Elf accepte que le pays soit mis à feu et à sang? Qu’est-ce qu’Elf veut que je lui ai refusé ?» Source : https://www.humanite.fr/-/-/lissouba-elf-ma-abandonne 2) Chacun aura sa part ! « (…) Le Balladurien Philippe Jaffré remplace Le Floch-Prigent à la tête d’ELF en août 1993. Peu après une visite officielle de Jacques Chirac à Brazzaville, c’est en compagnie de Jaffré, venu spécialement de Paris, que Lissouba inaugure la plateforme pétrolière de Nkossa, le 22 novembre 1996. Lissouba, qui a bien compris qu’on ne saurait faire d’infidélité à ELF sans craindre des représailles, annonce que, « avec nkossa, tout le monde aura sa part ». Cela ne sera pas suffisant pour qui se maintienne au pouvoir. » Extrait de la Page 665 du livre : « L’empire qui ne veut pas mourir, une histoire de la Françafrique » de Thomas Borrel, Amzat Boukari-Yabara, Benoit Collombat et Thomas Deltombe publié aux Editions du Seuil à Paris en Octobre 2021. Source : https://www.persee.fr/doc/cea_0008-0055_1998_num_38_150_1811
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