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2355- Les erreurs fatales en Intelligence économiques et stratégiques des pays de l’AES (Mali, Burkina et Niger)
"Quand tout le monde est du même avis, c'est que personne ne réfléchit beaucoup".
Walter Lippmann (1889-1974) dans son livre : "Public Opinion" publié en 1922. L'idée centrale de ce livre, est selon Lippmann que les citoyens ordinaires sont incapables de juger rationnellement des questions publiques. Ils sont à tel point, friands de la rapidité et la condensation nécessaire dans les médias de masse qui au final ne produisent plus que les slogans plutôt que des raisonnements et des réflexions.
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Source : https://www.britannica.com/biography/Walter-Lippmann
Aujourd'hui, c'est la mode de bénéficier les Like et J'aime faciles en se proclamant des panafricanistes qui adorent les dirigeants de l'AES. On devient très vite populaires si on organise des arènes verbales où insulter copieusement la France. Le problème est que crier le plus haut et le plus fort possible sa haine de la France, n'en fait ni un programme révolutionnaire de libération, encore moins, ne montre pas la route pour trouver le plus difficile pour les dirigeants de l'AES : comment trouver les ressources pour financer la révolution.
Il existe une technique artistique qui crée une illusion visuelle, ce qui donne l’impression que ce qui est peint est réel. On parle alors d'"Art illusionniste", d'Illusion d’optique, de faux semblant ou de « trompe-l’œil ».
En politique, le « trompe-l’œil » désigne une apparence trompeuse : une mesure, une réforme ou une situation qui semble positive ou stable en apparence, oui mais en apparence seulement, parce qu’il masque des points négatifs ou une absence de changement réel au passage d’un gouvernement démocratique civile à un autre dictatorial, militaire.
Avec le coup d’état militaire, les citoyens acceptent le sacrifice d’être privés de certains de leurs droits, au bénéfice, d’une plus grande efficacité gouvernementale dans les solutions à leurs problèmes. Mais lorsque tout en renonçant à quelque chose, le peuple n’a rien en échange et qu’il n’y a pas de véritable rupture par rapport à la période d’avant, on peut parler de « mirage collectif » : Les citoyens se laissent séduire par une perception erronée, croyant à une victoire prochaine sur l’ennemi (dans notre cas en examen, la France) ou à une réforme révolutionnaire qui n’existe pas réellement.
Comme en art, l’illusion optique en politique, crée une image qui paraît solide ou positive, mais qui est en fait superficielle. C’est ce que j’appelle, les présidents-influenceurs.
Au Mali, c’est le premier ministre qui célèbre un tour de passe-passe de l’entreprise française TotalEnergie soi-disant pour passer ses stations-services à une fils du pays, sans que les services de renseignement du Mali expliquent à ce premier ministre qu’en réalité, à aucun moment TotalEnergie, quotée à la bourse, n’a inscrit dans sa comptabilité rendue publique, comme le veut la loi, aucun passage d’argent entre l’entreprise malienne et elle, pour cette soi-disante vente. Et que Benin Pétro, maison-mère de l’entreprise malienne, est une création d’une entreprise Suisse dont les actionnaires ne sont pas rendus publics.
Au Niger, c’est le chef d’état Tiani qui insulte la Chine qui vient de lui donner 400 millions de dollars, pour ensuite aller s’agenouiller au FMI où commande la France, pour obtenir 41 millions de dollars.
C’est toujours le même Tiani qui hier samedi 27 décembre 2025 annoncer la mobilisation générale, c’est-à-dire, pour passer en économie de guerre. Dommage que personne n’a expliqué à Tiani qu’il n’a ni les moyens, ni les raisons pour annuler la croissance de son pays à cause d’une économie de guerre qui n’a pas raison d’être.
Tiani se trompe de guerre et d’ennemi. Il ne sait pas que l’ennemi qu’il doit combattre n’est ni la France, ni les insurgés de son pays, mais comme dirait Vladimir Poutine, les causes profondes qui ont amené le pays dans ce conflit : la pauvreté !
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