Quand je l'écrivais il y a 14 ans, repris dans le tome1 de mon livre, "Géostratégie Africaine", j'ai été traité d'anti-européen. J'étais mal vu parce que je critiquais le fait d'aller faire des guerres inutiles en Libye et d'alimenter des conflits politiques finis en guerre civile en Côte d'Ivoire. Je me demandais à l'époque, combien l'Europe croyait gagner dans le bras de fer post-électoral entre Laurent Gbagbo et Ouattara en choisissant l'un ou l'autre des belligérants ? La réponse était : Peanut ! Rien ! J'ajoutais que l'appel d'offre pour construire une ou plusieurs lignes de tram ou un nouveau métro à Abidjan ne sauvera pas l'Europe du vrai bras de fer déjà en cours contre la Chine. Je disais à l'époque que comme base de guerre économique et stratégique, la Chine s'était positionnée dans le segment de la maîtrise monopolistique des Terres Rares, un concept encore méconnu en Europe, alors que c'était le drame qui les attendait. 14 ans après, c'est le maire de Cannes qui revient sur les mêmes choses. Et me donne raison. L'Europe se berce de ses gloires du passé. C'est l'illusion de puissance.