La quasi-totalité des chefs d’état africains agissent avec de très fortes lacunes en pensée globale et en pensée complexe, surtout sur le thème de l’industrie minière.
Comme des enfants de 5 ans, qui agissent en toute bonne foi, convaincus de tout savoir, et n’ont aucune idée de la profondeur de leur ignorance, il est difficile d’accuser les chefs d’état africains d’incompétence, parce que la compétence fait référence à des personnes douées. On ne demande pas à un dirigeant politique d’être doué, mais de se faire entourer par des gens doués et cela ne s’acquiert pas en resserrant à sa famille ou à sa tribu, le cercle de la pépinière où piocher justement les doués.
Le résultat des courses est qu’à la place des gens doués dont ils auraient besoin, les dirigeants africains sont surtout entourés de courtisans, qui ne vont pas au-delà de leur rôle d’applaudir leur chef. C’est-à-dire, un comportement d’abrutissement généralisé qui devant le monde super compétitif en intelligence, conduit ces personnes à vivre dans leur bulle, d’un monde à eux, comme si le monde tout autour n’existait pas, c’est le monde du niveau d’intelligence des enfants de 5 ans.
Prenons l’exemple du ballon.
Un enfant de 5 an, sait qu’il lance son ballon dans l’air et court après, vers l‘avant où il va forcément tomber, amorti allègrement par cet enfant. En d’autres mots, cet enfant est conscient du phénomène de ce ballon qui va dans l’espace et lui retourne, quelques secondes plus tard. Et c’est tout.
Il ignore l’essentiel du phénomène qu’il a observé, qui prend le nom en physique de Mouvement. Il sait que son ballon vole, mais il ne sait pas pourquoi il vole, il ne sait pas que la trajectoire de ce malon peut changer à cause de nombres forces non visibles à son œil nu, comme le vent, la pesanteur etc.
Il n’a pas l’intelligence de se demander pourquoi le ballon peut voler et non lui.
Comme cet enfant de 5 ans, les dirigeants africains ne savent pas que le phénomène du ballon qui vole est partie intégrante d’un Mouvement d’ensemble et que ce mouvement pour être compris et anticipé, doit être analysé obligatoirement à partir d’un repère qu’on appelle en physique : référentiel.
L’enfant de 5 ans n’est pas doté de capacité intellectuelle, pour comprendre que lorsqu'on étudie un mouvement, il faut définir des positions et des vitesses. Et surtout, il faut savoir par rapport à quoi on définit ces grandeurs.
Nous verrons dans cette leçon, comment le président du Cameroun, Paul Biya signe un décret présidentiel en 2003, en 3 petites pages, pour offrir 1250 k32 du territoire du Cameroun à une entreprise pauvre, Geovic qui n’a pas de capital, pas d’argent et qui lui promet d’aller trouver l’argent en Chine.
Question : est-ce que Paul Biya a besoin d’une entreprise pauvre, sans employé du Texas, pour aller demande l’aide de la Chine pour exploiter son sous-sol ?
Comme je l’avait anticipé dans une leçon en 2013, il y a 11 ans, rendu en 2024, Geovic n’a jamais trouvé l’argent pour démarrer les travaux. Toutes les entreprises chinoises qu’elle annonçait fièrement avoir trouvées se sont défilées les unes après les autres, comme il était prévisible depuis le début.
Mais au lieu d’annuler ce décret foireux, Paul Biya double la mise : son ministre des mines nous annonce que Glencore, viendra aider Geovic à vendre la mine qu’elle n’a pas l’argent pour extraire. Et là encore, Glencore promet qu’elle va trouver les Chinois.
Là où le bas blesse est que Glencore bien de plaider coupable à New York en annonçant d’avoir corrompu les gens que Paul Biya a mis à la direction de deux sociétés : SNH et Sonara. Et sans avoir fait la lumière sur ces accusations, Paul Biya fait tellement confiance à Glencore qu’il la charge de commercialiser les mines que les Camerounais naïvement croient toujours que quelqu’un d’autre viendra financer son extraction à leur place.
Pire, en 2013, dans la même leçon intitulée : « Les mensonges sur la coopération Chine-Afrique », je parlais du calvaire d’un pays Africain, la Zambie qui était littéralement truandé, par Glencore, qui l’a spoliée de son cuivre sans rien lui donner.
L’épilogue de cette histoire au 8 mai 2024 est qu’au moment où Paul Biya appelle Glencore pour rendre riche le Cameroun, la Zambie annonce avoir finalement, récupérer ses mines de cuivre à Glencore, parce qu’elle ne tirait rien de cette extraction. Mais la conclusion du communiqué des autorités zambiennes fait froid dans le dos : pour récupérer sa propre mine de cuivre de la part d’une entreprise qui avait décidé d’encaisser seule l’argent des ventes de son cuivre, la Zambie a été obligée d’acheter sa propre mine à Glencore au prix de 1,5 milliards de dollars, c’est-à-dire, le montant exact de l’amende du tribunal américain en 2022.
Et cela n’a pas suffit pour décourager Paul Biya pour se poser les bonnes questions.
Qui est Glencore et comment a-t-elle procédé pour spolier la Zambie ?
Je suis convaincu que Glencore est le bras minier de la CIA, les services secrets externes des Etats-Unis.
J’en veux pour preuve, pendant deux décennies, son fondateur, Marc Rich échappe à la justice américaine en 1983, qui l’accuse de beaucoup de choses, dont la fraude fiscale massive et réclame son extradition. La Suisse refuse. La justice américaine met alors Marc Rich sur la liste des 20 plus dangereux « Wanted » des Etats-Unis.
Mais comme cela se passe toujours dans le monde des espions, et du renseignement, le dernier jour où il est encore président des Etats-Unis, en 2001, le dernier acte dur dernier jour de son deuxième et dernier mandat du président américain, Bill Clinton en 2001, le dédie à gracier Marc Rich et cela sans aucune explication.
COMMENT GLENCORE A-T’IL PROCEDE POUR SPOLIER ET DETRUIRE LA ZAMBIE ?
Les dirigeants africains ne savent pas que le monde entier a les mêmes ressources et que si tout le monde se rue en Afrique, c’est surtout pour leur degré de naïveté et d’ignorance. Ils ne savent pas que les mines n’ont pas fermé en Europe parce qu’il n’y avait plus rien à extraire, mais parce que ce n’était plus tolérables le nombre de morts qui pouvait en résulter.
Les mines européennes ne sont plus rentables à extraire, parce que ce n’est plus acceptable la destruction systématique de la nature et l’empoisonnement des sols européens.
L’Afrique a toujours été considérée par es européens comme un espace valorisé par sa faune et sa flore et pas pour les habitants qui y habitent. Se précipiter à confier des mines africaines à des Européens qui laissent ces mêmes mines en Europe parce que non rentables, à cause du standard élevé des exigences pour l’environnement et les humains, pour aller en Afrique, ne se justifie que par le fait que le pays africain sera la vraie victime de l’extraction. Et en échange, les populations ne seront alimentées que de fausses promesses. Quelques politiciens recevront sur un compte en Suisse, quelques millions de dollars et demander à tout le monde de circuler, puisqu’il n’y a rien à voir, rien à cirer.
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