Cela fait réfléchir le fait de voir avec quel degré de mépris, les intellectuels français, les professeurs d’université, les généraux qui se succèdent sur les plateaux de télévision, dans les colonnes des journaux, utilisent pour parler de la Russie et du peuple slave en général. A mes yeux, le plus surprenant de cette manifestation d’arrogance, de dédain, et de dégout de tout ce qui n’est pas occidental, sont les professeurs universitaires. Et là on ne peut s’empêcher de se demander ce que deviennent les étudiants africains qui finissent à répéter une telle propagande hégémonique et suprématiste distillée à travers les leçons qu’ils sont sommés de réciter à l’université française. Et tout cela sert de piqûre de rappel, à qui l’avait oublié qu’en France, ce sont les mêmes intellectuels, professeurs universitaires qui écrit des chroniques incendiaires pour demander au Général De Gaulle de ne pas concéder l’indépendance aux pays africains. Il me vient à l’esprit, le « Manifeste des intellectuels français pour la résistance à l'abandon » ; C’était le Manifeste des intellectuels français pour la résistance à l'abandon, paru le 7 octobre 1960 dans les quotidiens français : Le Figaro et Le Monde mais aussi, le 12 octobre 1960 dans l'hebdomadaire Carrefour, sous le titre « En marge du manifeste des 121, 185 intellectuels français condamnent les apologistes de l'insoumission et de la désertion ».  Ils seront 500 à la fin. Ce manifeste était l’œuvre des universitaires et des professeurs du secondaire du Mouvement national universitaire d'action civique (MNUAC). 64 ans sont passés. Mais rien n’a changé quant à la condescendance des mêmes universitaires français et des professeurs du secondaire sur le maintient sous-tutelle du continent africain, afin qu’il soit le plus pauvre, puisque destiné par ces suprématistes à être spolié à perpétuité, si possible.