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Le 4 février 2020 dans un article intitulé : "La facture salée des stades africains" dans l'hebdomadaire "Jeune Afrique", le journaliste Alexis Billebault nous fait une liste de pays qui se sont lancés dans une course folle vers la construction ou la rénovation couteuse des stades de football, sans qu’on sache bien comment ils vont faire pour rembourser les dettes contactées pour ce caprice.
Ainsi, du Cameroun avec 600 millions d’euros pour la Can2022 à Madagascar avec 70 millions d’euros pour rénover un stade, en passant par le Maroc avec 217 millions d’euros pour la candidature malheureuse à l’organisation de la coupe du monde de football en 2026, le Sénégal avec 238 millions d’euros pour le Stade olympique de Diamniado et la Côte d’Ivoire avec 550 millions d’euros pour la Can2023, ils sont tous là, dans la course pour posséder le dernier meilleur stade du continent africain, et tout cela pour un sport pour lequel nous n’avons aucune chance de remporter la coupe du monde : le football.
Nous n’avons aucune tradition du football. Nous n’avons pas d’argent pour payer les joueurs camerounais de football. En moyenne, les joueurs touchent au Cameroun le salaire de 50.000 FCFA par mois. Il n’y a aucune cohérence entre l’envie de posséder les mêmes beaux stades que les italiens sans penser bien payer les acteurs qui vont permettre d’animer et de rendre rentable de tels stades.
L’argent dépensé aurait dû servir pour créer dans chaque région des cités industrielles avec des équipements pour répondre aux besoins de consommations alimentaires des camerounais dans de nombreuses filières agro-industrielles. Le temps de dynamiser l’industrialisation du pays et d’utiliser les retomber pour financer demain la construction des stades, qui seront amortis par les tickets payés par les utilisateurs pour se divertir le week-end, après avoir bien travailler la semaine dans les nombreuses usines.
Sans cela, on n’a pas besoin d’avoir un jour pris des cours d’économie pour anticiper que ces stades seront d’ici 10 ans, l’ombre d’eux-mêmes par manque de moyens financiers pour les entretenir.
Sur le plan purement financier, le gouvernement camerounais n’a pas pris les exemples de nombreux stades abandonnés après les jeux olympiques de 2004 à Athènes en Grèce, de 2008 à Pékin, en Chine.
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