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2276- L’AFRIQUE MANQUE D’INTELLECTUELS ET NON DE PARTISANS OU DE COURTISANS DE LA POLITIQUE
L’intellectuel n’est ni un partisan aveugle, ni un courtisan servile. Il n’est pas là pour applaudir le pouvoir, ni pour répéter les slogans d’un camp. Il est là pour penser, librement, lucidement, et courageusement.
Il est le veilleur de la conscience collective. Celui qui, dans l’obscurité des mensonges et des compromissions, allume une lampe. Celui qui refuse les raccourcis, les dogmes, les injonctions à se taire. Celui qui dit non, quand tout le monde dit oui.
Être utile à la société, ce n’est pas plaire. C’est déranger. C’est poser les questions que l’on voudrait éviter. C’est rappeler que la vérité n’a pas de maître, que la justice ne se négocie pas, et que la dignité humaine ne se marchande pas.
L’intellectuel est un exilé volontaire, exilé du confort, de la facilité, de la soumission. Il est un passeur de sens, un bâtisseur de ponts entre le savoir et l’action, entre la mémoire et l’avenir.
Et dans un monde saturé de propagande, de divertissement et de peur, sa parole est une forme de courage. Une parole qui ne se vend pas. Une parole qui ne se tait pas.
Un intellectuel qui se fait partisan trahit sa mission. Un intellectuel qui se fait courtisan abdique sa liberté. Mais un intellectuel qui pense, qui parle, qui résiste, celui-là est un bien précieux pour toute société qui aspire à la lumière.
Nous sommes des colonies, donc on ne peut pas faire ce qu'on veut.
Le dire et le répéter tous les jours, ce n'est pas être pessimiste ou empêcher les autres à s'engager pour l'Afrique.
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