2) LE CAPITAL HUMAIN QUI PROFITE DE LA GEOGRAPHIE, MIEUX, DU CLIMAT TEMPÉRÉ Il y a quelque chose qu’aucune élection politique au Cameroun, en France aux Etats-Unis ou en Italie ne peut changer, c’est le capital social, qui dépend du capital humain. Et le capital humain est l’ensemble des connaissances, des compétences et les aptitudes de chaque travailleur mises au service de la production des richesses et donc de la prospérité de la société. La montagne induit une fraicheur qui favorise la concentration pour l’accumulation des connaissances et des compétences. C’est ce qui explique les meilleures résultats scolaires que nous verrons plus tard dans cette analyse dans plusieurs pays, comme le Cameroun, le Canada, les Etats-Unis, la France, l’Inde, la Chine et l’Italie. Commençons cette leçon en faisant un tour justement en Italie. Le 26 novembre 2009, la Banque Centrale d'Italie, dénommée Banca d'Italia organise un congrès avec le titre : "Il Mezzogiorno e la politica economica dell’Italia" ou "le Sud (midi) et la politique économique d'Italie". La banque centrale qui est au cœur de l'économie d'un pays (c’est elle qui émet la monnaie, les billets de banque), au-delà des gouvernements qui se succèdent, veut comprendre pourquoi le sud d'Italie est plus pauvre que le nord, malgré le fait que les gouvernements y consacrent les mêmes moyens financiers. Il en ressort, une réponse fondamentale qui nous intéresse dans notre étude d'aujourd'hui : la géographie peut contribuer à vous rendre pauvre ou riche. Et c'est ce que nous allons retrouver au Cameroun où les intellectuels et les politiciens, ont fait le choix d'une classification coloniale de la tribu en parlant des Bamileke, qui est une orientation politique bien sûr erronée, en lieu et place de la géographie, qui aurait dû être, pour ne pas fausser les résultats de l’analyse, plutôt : les populations originaires ou tout simplement des régions montagneuses de l'Ouest et du Nord-Ouest. Nous allons voir que cette appellation, va nous éviter de tomber dans des inutiles, spéculations tribales qui n’apportent rien aux scientifiques ou aux académiciens. A la fin de ce congrès, la Banca d'Italia publie un livre de 226 pages avec les contributions de tous les intervenants. A la page 17,  il y a le titre : IL SETTORE PRIVATO (le secteur privé) et le premier sous-titre avec le titre :  Il capitale sociale (le capital social).