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2245- Voici pourquoi et comment depuis 1798, la France offre gratuitement des faux ancêtres égyptiens aux africains noirs naïfs et incultes
AVANT PROPOS
L'influence noire en Égypte ancienne est attestée par des pharaons noirs venant de Koush (Soudan) au VIIIe siècle avant notre ère, fondant la 25e dynastie. Ils ont régné sur l'Égypte pendant une période significative, d'un siècle, notamment entre les VIIIe et VIIe siècles avant notre ère.
Ces rois ont joué un rôle crucial en restaurant l'unité et la culture égyptiennes après une période de déclin, initiant une sorte de « renaissance ». Les Caractéristiques Symboliques : Ils se distinguaient notamment par des coiffures symboliques avec deux cobras (uræus) sur le front, symbolisant leur règne sur l'Égypte et le pays de Koush.
Ce qui reste somme toute, marginal dans l'histoire pluri-millenaries de l'Egypte Antique.
En effet, l'Égypte antique a duré environ 3 000 ans, s'étendant de la formation de l'État égyptien vers 3100 avant notre ère. à la conquête romaine en 30 avant notre ère.
INTRODUCTION
Romain Rolland (1866-1944) était un écrivain français, lauréat du prix Nobel de littérature de 1915. Il est l’auteur d’une expression méconnue des africains, mais que je crois fondamentale pour faire face aux défis qui nous attendent.
Romain Rolland dit qu’un intellectuel, pour faire face efficacement aux problèmes qui accablent une société, doit avoir : « le pessimisme de l'intelligence » c’est-à-dire, la lucidité critique face à la réalité, la capacité à voir le monde tel qu’il est, avec ses injustices, ses souffrances et ses contradictions. Cependant, précise-il, ce pessimisme n’est pas une résignation, mais une forme de clairvoyance intellectuelle.
Il l’oppose à « l’optimisme de la volonté », qui incarne l’élan moral, la foi dans l’action et le changement. Ensemble, ces deux attitudes forment une posture équilibrée : reconnaître les difficultés sans se laisser abattre, et agir malgré tout pour améliorer le monde.
Cette formule a été popularisée par l’intellectuel italien Antonio Gramsci, dans ses écrits, ses notes de Prison, qu’il attribue explicitement à Romain Rolland. Elle est devenue un mot d’ordre pour les penseurs engagés, notamment dans les luttes sociales et politiques.
Dans son roman intitulé "Jean-Christophe" (1904–1912), Romain Rolland nous parle de la lucidité qui doit toujours habiter une personne intelligente, à travers son héros, Jean-Christophe Krafft, un musicien allemand dont le parcours incarne une quête de vérité intérieure et de justice sociale. La lucidité y est une force morale : elle permet de voir au-delà des apparences, de résister aux illusions de la gloire, du nationalisme, et des conventions sociales.
Rolland ne fait pas de son héros un cynique qui est indifférent aux évènement, ou un écervelé qui se lance sans réfléchir dans les batailles inutiles qui n'apporteront aucun résultat. Jean-Christophe voit le monde dans sa dureté, mais continue à créer, aimer, et lutter vers l'objectif de la solution à son problème.
Les intellectuels africains doivent avoir la lucidité de se demander en quoi concrètement, la bataille qu'ils croient mener est destinée à sortir le peuple africain de la soumission à l'Europe et ensuite à la pauvreté.
Dans ce roman, Rolland fait dire à son personnage ceci :
« Il faut avoir le courage de voir la vérité, de la dire, et de vivre avec elle. »
Cette lucidité est donc liée à ce que Rolland appelle le pessimisme de l’intelligence : une clairvoyance douloureuse mais nécessaire. Elle est toujours accompagnée d’un optimisme de la volonté, qui pousse le héros à agir malgré tout, à croire en l’homme et en l’art.
Je paraphrase Rolland en disant : il faut avoir le courage de voir la vérité du drame africain, d'en parler, de le mettre en évidence, ce n'est pas mal parler d'Afrique, ou de rester uniquement pessimiste, de vivre avec ce drame, pour tester ses propres solutions, ses propres réponses, sans attendre les politiciens, sans attendre un sauveur.
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